Un cancer thyroïdien a été diagnostiqué et opéré.

Dans la majorité des cas, ce cancer peut être guéri. L’équipe médicale qui vous suit vous a proposé l’administration d’une dose thérapeutique d’Iode radioactif pour compléter le traitement chirurgical. Ce traitement constitue une radiothérapie métabolique interne appelée aussi IRAthérapie (pour Iode Radio Actif).

Depuis plus de 40 ans, l’IRAthérapie fait partie de l’activité de routine du service de Médecine Nucléaire du Centre Antoine Lacassagne.

Le service est doté de 3 chambres de traitement, et nous accueillons jusqu’à 5 patients par semaine.

Des médecins nucléaires spécialisés en cancérologie thyroïdienne et un personnel para-médical formé sont à votre écoute pour vous apporter toutes les informations nécessaires à votre parcours de soin.

Un livret vous sera remis lors de votre première visite.

Vous pouvez le consulter ci-dessous.

Livret Ira

Le but du traitement est triple

  • > Détruire les résidus tissulaires thyroïdiens microscopiques habituellement non cancéreux qui persistent toujours avec l’intervention chirurgicale.

    > Permettre un bilan complet de votre maladie grâce à une scintigraphie corps entier.

    > Réduire le risque de récidive de la maladie cancéreuse.
    PICTO EN SAVOIR + VERT

La consultation médicale

  • Cette consultation vous permet de rencontrer un médecin nucléaire qui vous expliquera le déroulé de la prise en charge, répondra à toutes vos questions et fixera avec vous les modalités du traitement et les dates d’hospitalisation.

La préparation du traitement

  • • Eviter les produit contenant de l’iode 1 mois avant le traitement
    Sous forme de produits de la mer, médicaments ou compléments nutritionnels (voir la liste détaillée)
    Prévenir le médecin si vous avez passé un examen radiologique avec injection de produit de contraste dans les 3 mois avant le traitement.
  • • La stimulation hormonale
    Le but est de favoriser la captation de l’iode radioactif par les cellules thyroïdienne pour améliorer l’efficacité du traitement.
    La stimulation est réalisée par sevrage (arrêt des hormones thyroïdiennes) ou au moyen d’une injection de Thyrogen®. (zoom sur les 2 méthodes)
  • • Grossesse et allaitement
  • PICTO FEMME ENCEINTEL’iode radioactif ne doit pas être administré chez la femme enceinte (test de grossesse demandé pour les femmes en capacité de procréer).
    Du fait d’un éventuel risque accru de fausse couche, une contraception efficace doit être mise en place par l’un des deux partenaires, avant le traitement à l’iode radioactif, et poursuivie 6 à 12 mois.
    L’allaitement doit être stoppé plusieurs semaines avant le traitement.

L’hospitalisation et le traitement

  • (Voir la chambre)
  • • Pourquoi une hospitalisation de 2 jours ?
    En l’absence de thyroïde, 90 % de l’iode radioactif est éliminé les 2 premiers jours. (zoom dur la courbe d’élimination).
    L’hospitalisation dans une chambre individuelle en zone « contrôlée » permet d’éviter l’exposition de votre entourage et protéger l’environnement de l’iode radioactif éliminé par votre organisme
  • • Où se situe la chambre, et que prévoir ?
    La chambre se situe dans le bâtiment B, 3ème étage (plan), elle comprend un WC, un lavabo pour la toilette (absence de douche), la télévision et le téléphone fixe.
    Interdiction de recevoir de la visite (en dehors du personnel) et interdiction de fumer.
    Prévoir de quoi s’occuper : téléphones, tablettes, ordinateurs, livres etc…
  • • L’administration de la gélule d’iode radioactif
    Voir la vidéo
    Le traitement est administré dans la chambre, par un médecin nucléaire :
    la gélule est avalée avec un peu d’eau suivie d’une boisson chaude. Vous devez ensuite rester à jeun d’aliments solides pendant 2 heures. Une collation est servie après ce délai.
  • • Les consignes à suivre
    L’ensemble des consignes permettant de favoriser l’élimination de l’iode par l’organisme.
    Consulter les consignes et mesures détaillées

Les effets secondaires éventuels

  • • Les effets immédiats ou précoces
    Éventuelle inflammation transitoire au niveau du cou au cours des 3 premiers jours qui suivent la prise d’iode radioactif.
    Exceptionnellement, nausées et vomissements peuvent survenir.
  • • Les effets à moyen terme et effets tardifs
    Exceptionnellement, perte de goût sucré-salé. Ce phénomène est complètement réversible.
    Dans le cas particulier de cures répétées, survenue de calculs ou de rétrécissements des canaux des glandes lacrymales ou des glandes salivaires. Une sécheresse buccale peut être observée.

La scintigraphie & la consultation

  • Compter 4h de présence dans le service
  • • La scintigraphie
    Réalisée avec une gamma-caméra, en sortie d’hospitalisation ou quelques jours plus tard.
    Une première scintigraphie du corps entier permet de vérifier la bonne fixation de l’iode sur les zones à traiter. Elle est complétée par un second examen de tomoscintigraphie couplée au scanner.(zoom sur les images)
    Ne nécessite par d’admission : rendez-vous directement dans le service de Médécine Nucléaire (voir plan)
    Ne nécessite pas d’injection d’iode supplémentaire.
    Il faut compter environ 30 minutes par examen.
  • • La consultation de sortie
    Suite à la scintigraphie, le médecin vous informe des résultats de l’imagerie, vous remet une ordonnance pour la poursuite de votre traitement hormonal et vous informe des modalités du suivi ultérieur.
    Un compte rendu de votre hospitalisation est adressé à votre médecin traitant, votre chirurgien et votre endocrinologue.

Les recommandations de radioprotection en sortie

  • Des recommandations générales et personnalisées vous sont données. Elles concernent votre entourage, l’environnement et vous-même.

    Dans la majorité des cas, 90% de l’iode radioactif étant éliminé au cours de l’hospitalisation, les recommandations de radioprotection sont minimes.

    trèfle

    Par précaution, on demande d’éviter les contacts rapprochés et prolongés (plusieurs heures à moins d’un mètre) avec les femmes enceintes et les enfants en bas âge les jours suivants la sortie.

    Comment sont calculées les consignes de radioprotections ?