Questions sur le cancer
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Un cancer correspond à la multiplication de cellules anormales (cancéreuses) qui sont immortelles et envahissent des organes sains. Normalement lorsqu’une cellule anormale apparaît l’organisme sait la réparer ou la détruire ; lorsque le cancer se développe, ces mécanismes de réparation ou de destruction ne fonctionnent plus.
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Le cancer n’est douloureux que dans la mesure où la tumeur attaque un organe sensible et c’est l’organe atteint qui devient douloureux. C’est pourquoi la maladie peut parfois évoluer pendant des années sans signe apparent, par exemple, si le cancer se développe dans un organe creux (intestin, vessie).
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Il n’existe pas de risque « zéro », et les individus qui estiment mener une vie « saine » ne sont pas à l’abri. Néanmoins, on peut toujours modifier certains facteurs, comme son équilibre alimentaire, la consommation d’alcool, de tabac, l’exposition au soleil et à tous les rayons, en général. La pollution joue sans doute un rôle dans l’apparition de certains types de cancers, et des études sont en cours dans ce domaine.
Ce qu’on ne peut pas modifier, c’est le vieillissement, les facteurs hormonaux (règles précoces, ménopause tardive) et l’hérédité.
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Le cancer n’est absolument pas contagieux, même lorsque c’est un virus qui est à l’origine de la maladie (dans le cas du papillomavirus pour le cancer du col de l’utérus, par exemple). On ne peut donc transmettre le virus, mais pas le cancer.
5 % des cancers ont des facteurs héréditaires, mais les personnes qui présentent ces facteurs de risque ne développeront pas obligatoirement un cancer.
Conseil pratique : si les cas de cancers dont nombreux dans la famille proche, il est bon de consulter un oncogénéticien
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| Cancer du sein |
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Il existe des facteurs sur lesquels on ne peut pas agir :
- Les facteurs hormonaux jouent un rôle : règles précoces (avant 12 ans), ménopause tardive (après 50 ans), absence de grossesse ou grossesse tardive (après 35 ans)
- Les antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein
Il existe des facteurs sur lesquels on peut agir :
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Plus de 70% des cancers du sein se développent sans aucun facteur de risque personnel ou familial. La transmission héréditaire ne concerne que 5 à 10% des cancers du sein. Il faut penser lorsqu’il y a eu un ou plusieurs cas de cancers survenus précocement, avant la ménopause, chez des parents proches (mère, père, sœur…).
Les femmes ayant déjà eu un cancer du sein ont un risque augmenté d’en développer un second. Certaines maladies bénignes du sein comme les kystes, mastoses… n’entrainent aucun risque supplémentaire de cancer du sein.
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Le développement d’un cancer du sein est longtemps silencieux : une tumeur doit atteindre la taille de 1 cm pour devenir palpable. Les signes se manifestent essentiellement au niveau du sein.
Deux situations :
- l’auto-examen des seins permet de voir toute modification de la forme globale du sein, une rougeur, une déformation du galbe du sein, une irritation du mamelon.
- l’auto-palpation ou la palpation par son médecin permet de percevoir une « boule », un écoulement séreux ou coloré du mamelon.
Même si la plupart de ces signes sont le plus souvent bénins, il est important de consulter un généraliste ou un gynécologue.
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Non, toutes les boules dans le sein ne sont pas des cancers, mais vous devez consulter si vous découvrez une anomalie de ce type.
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Allaiter si possible de façon exclusive et idéalement jusqu’à l’âge de 6 mois est un facteur de protection du cancer du sein. (Source : INCa)
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| Cancer colorectal |
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Le plus souvent, le cancer colorectal apparaît chez des personnes en bonne santé apparente, sans antécédents particuliers.
Dans 15% des cas environ, il existe des antécédents familiaux de cancer colorectal ou de polypes. Il existe également de rares formes héréditaires. Les maladies inflammatoires du colon, comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, augmentent le risque de cancer colorectal après plusieurs années d’évolution.
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Si dans votre entourage familial proche (père, mère, frère, sœur) il y a des cas de cancer colorectal avant 65 ans ou des polypes, le risque de développer un cancer colorectal est plus important que celui de la population générale. Il est alors nécessaire d’être suivi régulièrement par coloscopie.
Mais si le cancer se déclare tardivement chez un parent (après 80 ans), le risque familial retombe au niveau de celui de la population générale.
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Le cancer colorectal peut rester silencieux pendant des années. Il faut consulter son médecin traitant lorsqu’un des signes digestifs suivants apparaît de manière inhabituelle :
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Une alimentation riche en graisses animales peut augmenter les risques, de même que le surpoids ou le tabac.
Pour la prévention de ce cancer comme pour beaucoup d’autres pathologies, il est recommandé de privilégier les fruits et les légumes, de limiter sa consommation de viande rouge et de conserver une activité physique régulière.
Cependant, même avec un mode de vie sain, le risque de développer un cancer colorectal existe. Il est dont nécessaire de se faire dépister en pratiquant un test Hémoccult® tous les deux ans.
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Cancer du col de l'utérus
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Le virus du papillome humain (HPV) est à l’origine du cancer du col de l’utérus. Il en existe 80 types différents, mais les plus agressifs sont de types 16 et 18. On considère que 70% des personnes qui ont une activité sexuelle sont en contact avec le virus à un moment donné de leur vie sans pour autant développer un cancer.
La contamination se fait par contact avec la muqueuse, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration.
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L’apparition d’un cancer du col de l’utérus est parfois dû à un comportement à risque : rapports précoces non protégés, partenaires multiples, tabac.
C’est souvent lors des premiers rapports que l’infection a lieu.
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Il existe deux vaccins contre le HPV qui ciblent particulièrement les virus les plus agressifs. Il est conseillé de vacciner les jeunes filles avant le début de leur vie sexuelle, c’est-à-dire 14 ans, avec un « rattrapage » possible jusqu’à 23 ans.
Ce vaccin est efficace à 100% pour les sérotypes ciblés (16 et 18). Les effets secondaires sont rares, avec parfois une réaction inflammatoire au niveau du point d’injection.
Ce n’est pas parce qu’une jeune fille est vaccinée qu’elle ne doit plus utiliser de préservatif ou prévoir un frottis.
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Le mélanome
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Les personnes « à risque » sont celles qui présentent un ou plusieurs des éléments suivants :
- Une peau claire qui bronze difficilement
- Des cheveux roux ou blonds
- De nombreux grains de beauté (plus d’une cinquantaine),
- Des grains de beauté congénitaux (présents dès la naissance) ou large et irréguliers
Les antécédents familiaux ou personnels de mélanomes demandent une surveillance appropriée. Les coups de soleil sévères pendant l’enfance ou l’adolescence font également partie des facteurs de risque.
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La principale difficulté est de faire la différence entre un grain de beauté et un mélanome. Il existe une règle simple – la règle ABCDE – qui permet de mémoriser les signes d’alertes :
- A comme Asymétrie : la forme du grain de beauté n’est pas circulaire, avec deux moitiés qui ne se ressemblent pas.
- B comme Bords irréguliers : les bords sont dentelés, mal délimités.
- C comme Couleur non homogène : présence de plusieurs couleurs (noir, bleu, marron, rouge ou blanc)
- D comme Diamètre : le diamètre est en augmentation, en général supérieur à 6 mm
- E comme Evolution : toute tache pigmentée qui change d’aspect rapidement (forme, taille, épaisseur, couleur) doit alerter.
La présence d’un ou plusieurs de ces critères ne signifie pas forcément que l’on a un mélanome, mais, dans le doute, il faut consulter.
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Source : Boîte à outils sur les dépistages des cancers en PACA, pour l’information et la formation des professionnels-relais. Réalisée par le CRES, en partenariat avec l'URCAM et l'ensemble des structures de gestion de la région (Aprémas, Adoc 05, Arcades, Isis 83 et Adca 84), et financée par l'Assurance maladie.
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