Le programme qualité du Centre Antoine-Lacassagne

La qualité, la certification, la gestion des vigilances et des risques


La qualité est, depuis de nombreuses années, une préoccupation constante de tout le personnel du Centre Antoine-Lacassagne et c’est tout naturellement qu’il s’est engagé dans les procédures de certification.

La certification vise l’amélioration permanente de la qualité des soins délivrés aux patients au sein de l’établissement et recueille l'avis des patients sur leur prise en charge par le biais d'enquêtes de satisfaction.

Le Centre a été certifié par la Haute Autorité en Santé (HAS) en 2002, 2006 et 2012. La prochaine visite aura lieu en 2014.

Comme dans tous les Centres de Lutte Contre le Cancer, la visite de certification a permis aux experts visiteurs de l’HAS de s’assurer que l’établissement répond à un certain nombre de critères relatifs à la qualité des prestations offertes aux patients, à la sécurité sanitaire et au respect des droits des malades.

 Une Cellule qualité, composée d’un responsable qualité risques, d’une assistante et d’une secrétaire, est chargée de structurer et d’accompagner le fonctionnement qualité du Centre, en définissant une politique soutenue de la qualité et de la gestion des risques, d’impulser de nouvelles actions et de suivre les travaux menés dans ce domaine. Un logiciel dédié intitulé Kaliweb a été récemment installé et constitue la base documentaire du CAL.

La Cellule qualité travaille en étroite collaboration avec les principaux comités tels que le CLIN (Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales), le CLUD (Comité de LUtte contre la Douleur) ou la CRUQPC (Commission des Relations avec les Usagers et de la Qualité de la Prise en Charge) ainsi qu'avec le service communication du Centre avec qui elle développe une information loyale, compréhensible et conforme à la loi pour les patients. Son travail est validé par la Commission Qualité Risques qui se réunit régulièrement.

Un Comité de Coordination des Vigilances Sanitaires et de la Gestion des Risques fait partie intégrante des pratiques des professionnels du Centre Antoine-Lacassagne. Il rassemble autour de la Cellule qualité, l’ensemble des Responsables des Vigilances Sanitaires. Il complète l’organisation de la mise en place de la démarche qualité.

 La gestion des vigilances et des risques est une démarche transversale et volontaire qui a pour but d’identifier, d’évaluer et de réduire, chaque fois que cela est possible, les risques encourus par les patients, les visiteurs et les personnels. Elle améliore la sécurité des soins lors de l'utilisation des produits de santé : médicaments, produits sanguins, dispositifs médicaux, tissus, cellules, greffes,...

Tous les professionnels, malades, et proches doivent y contribuer.
Nous vous invitons à déclarer aux professionnels qui vous prennent en charge tout incident lié à l'administration d'un traitement ou à la réalisation d'un examen. Tout événement indésirable pourra ainsi être enregistré, signalé, analysé, traité et des mesures de prévention adaptées seront prises pour vous et pour préserver les autres patients d'un incident semblable. L'amélioration de la sécurité des soins s'appuie sur la déclaration des incidents et des effets indésirables liés au soin. Cette déclaration a pour objet d'améliorer votre sécurité ainsi que celle de l'ensemble des patients.

Les vigilances sanitaires s'appliquent à l'ensemble des soins qui vous sont prodigués.

  • Hémovigilance

On entend par hémovigilance l’ensemble des procédures de surveillance et d’évaluation des incidents, ainsi que les effets indésirables survenant chez les donneurs ou les receveurs de produits sanguins. Elle porte sur l’ensemble de la chaîne transfusionnelle allant de la collecte de produits sanguins jusqu’au suivi des receveurs. L'hémovigilance fait partie de la sécurité transfusionnelle.

  • Pharmacovigilance

La pharmacovigilance a pour objet la surveillance du risque d’effet indésirable résultant de l’utilisation des médicaments et produits à usage humain.

 Les missions sont diverses : signaler les effets indésirables et recueillir les informations les concernant, afin de réaliser des études dans un but de prévention. Le Comité du médicament est responsable de la pharmacovigilance afin de permettre une utilisation optimale des médicaments en minimisant les effets secondaires.

  • Matériovigilance

La matériovigilance a pour objet la surveillance et l'obligation de signalement des incidents ou des risques d’incidents résultant de l’utilisation des dispositifs médicaux.

L'objectif est ainsi de limiter les incidents et accidents qui ont pour origine une mauvaise conception ou une mauvaise utilisation des dispositifs médicaux.

 On entend par dispositif médical : Tous les instruments (stériles ou non) et les équipements biomédicaux destiné à être utilisé chez l'homme à des fins médicales (par exemple : ciments osseux, sutures résorbables ou non, cathéters, bistouris, pompes à perfusion, holters cardiaques et leurs logiciels, respirateurs, etc.)

  • Anesthésiovigilance

L’anesthésiovigilance constitue l'ensemble des précautions à respecter pour réduire au maximum le risque d'accidents ou d'incidents lors d'une anesthésie. Pour cela, la consultation pré-anesthésique est obligatoire ainsi qu'une surveillance clinique du patient pendant l'intervention et une surveillance continue post-interventionnelle.

  • Infectiovigilance

C’est l’obligation réglementaire de signaler les infections nosocomiales (infections contractées à l'hôpital) et de signaler en interne, et éventuellement en externe, certaines infections associées aux soins dont les caractéristiques ont été arrêtées par les CLIN de chaque établissement, pour permettre de détecter rapidement des infections nosocomiales inhabituelles.

 La mission du Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) est d'organiser, de coordonner la surveillance continue des infections et de favoriser la formation du personnel et l'élaboration des procédures pour assurer la prévention.

 L’infectiovigilance repose sur l’identification dans l’établissement, d’infections associées aux soins, particulièrement significatives par leur caractère de rareté et/ou de gravité. Les signalements bénéficieront d’une évaluation spécialisée par l’équipe opérationnelle d’hygiène. Le correspondant en infectiovigilance sera chargé d’un éventuel signalement externe aux autorités sanitaires et au CCLIN SUD EST.

 Le but principal est de connaître les causes de ces accidents de façon à mettre en place une politique active de prévention et de traitement de ces infections nosocomiales. Le signalement externe permettra, en outre, d’alerter les autorités sanitaires sur des évènements sentinelles.

  • Vigilance radioprotection

La radioprotection a pour objet la gestion des risques encourus lors de l’utilisation des sources de rayonnements.

  • Réactovigilance

La réactovigilance consiste en la surveillance et l’évaluation des incidents et risques d’incidents résultant de l’utilisation d’un dispositif médical de diagnostic in vitro (DMDIV).

 Constituent des DMDIV les produits, réactifs, matériaux, instruments et systèmes, leurs composants accessoires, ainsi que les récipients pour échantillons destinés spécifiquement à être utilisés in vitro, seuls ou en combinaison, dans l’examen d’échantillon provenant du corps humain (exemples : automate de laboratoire, réactifs, contenants, bandelettes urinaires, lecteur de glycémie, biologie délocalisée…).

  • Biovigilance

La biovigilance a pour objet la surveillance des incidents et des risques d’incidents relatifs aux éléments et produits du corps humain utilisés à des fins thérapeutiques, et aux produits, autres que les médicaments, qui en dérivent, aux dispositifs médicaux les incorporant et aux produits thérapeutiques annexes, ainsi que des effets indésirables résultant de leur utilisation. L’objectif in fine étant d’améliorer la sécurité sanitaire de ces mêmes éléments et produits.

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Écrit par Administrator - 16 mai 2012

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