Equipe TIRO
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Directeur Thierry Pourcher Directeur Adjoint Pr Jacques Darcourt
Le thème de recherche du laboratoire TIRO (Transporteurs en Imagerie et Radiothérapie en Oncologie) est l’étude de deux protéines membranaires impliquées dans le transport d’iodure dans le contexte de la cancérologie notamment de la thyroïde et dans celui de la radiotoxicologie.
Notre structure réunit de façon originale des cliniciens du Centre Antoine-Lacassagne à des biologistes localisés à la Faculté de médecine de Nice et du CEA à Nice et à Marcoule. Nos travaux s’appuient également sur une collaboration très active avec des pathologistes et des chirurgiens du CAL.
La première protéine étudiée est le symporteur sodium/iode (NIS pour Natrium Iodide Symporter) responsable de l’accumulation d’iode du sang vers la thyroïde. Le NIS est essentiel dans la prise en charge actuelle des cancers thyroïdiens : des variations de la capacité d’accumulation de l’iode (et donc de l’expression du NIS) sont mises à profit pour le diagnostic par imagerie et les captations d’iode sont utilisées pour le traitement par radiothérapie métabolique à l’iode 131.
Un des enjeux de nos travaux est de trouver de nouvelles stratégies afin d’augmenter la capacité d’accumulation d’iode dans des tumeurs thyroïdiennes réfractaires à l’irathérapie.
Dans ce contexte, nous développons des modèles précliniques afin de tester des stratégies de réactivation de l’expression du NIS dans les cancers réfractaires. De plus, le clonage du NIS a permis l’utilisation de ce transporteur en thérapie génique, à la fois comme gène rapporteur en imagerie non invasive et comme gène suicide associé à des techniques d’irathérapie. Des résultats très prometteurs ont été obtenus dans des essais précliniques et des essais cliniques ont déjà été initiés aux USA. Pour être applicable en clinique, cette approche nécessite toutefois d’être optimisée.
En collaboration avec deux équipes de l’Institut Gustave Roussy (financement INCa), nous développons des stratégies permettant d’augmenter l’activité du NIS dans le contexte de cette approche. Nous élaborons également sur des modèles précliniques pour étudier les améliorations obtenues. Pour cela, nous mettons à profit nos outils originaux en imagerie SPECT développés grâce aux spécialistes en médecine nucléaire de notre équipe.
La seconde protéine, nommée SLC5A8, a été initialement identifiée par notre équipe. Puis, nous avons montré que l’expression de SLC5A8 est diminuée dans les cellules cancéreuses thyroïdiennes. Il a été trouvé par d’autres que son expression était fortement réprimée dans les cancers du colon (et dans d’autres cancers) par méthylation de son gène. Un rôle de "suppresseur de tumeur" lui a été donc attribué. Il a été ensuite proposé que SLC5A8 catalyserait un transport de monocarboxylates. Le rôle physiologique de cette protéine et les mécanismes moléculaires associés à son rôle de tumeur suppresseur restent actuellement très spéculatifs. Nos résultats expliquent non seulement le rôle de cette protéine dans la thyroïde (au niveau du contrôle du métabolisme de l’iode) mais également son implication comme suppresseur de tumeur dans les cancers du colon et de la thyroïde.
Ce travail devrait permettre de mieux comprendre les facteurs favorisant la transformation tumorale des cellules du colon et de la thyroïde.
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Écrit par Administrator - 28 juin 2012