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Mois de mobilisation contre le cancer du col de l’utérus


𝗟𝗲 𝗰𝗮𝗻𝗰𝗲𝗿 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗹 𝗱𝗲 𝗹’𝘂𝘁𝗲́𝗿𝘂𝘀 𝘁𝗼𝘂𝗰𝗵𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗮𝗻𝗻𝗲́𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝟯 𝟬𝟬𝟬 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀. 𝗠𝗮𝗶𝘀, 𝗴𝗿𝗮̂𝗰𝗲 𝗮𝘂 𝗱𝗲́𝗽𝗶𝘀𝘁𝗮𝗴𝗲, 𝟵𝟬 % 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗻𝗰𝗲𝗿𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗲́𝘃𝗶𝘁𝗲́𝘀.

Le dépistage permet, en effet, de détecter d’éventuelles lésions et de les soigner avant qu’elles ne se transforment en cancer. Ainsi, chaque année, ce sont 35 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses qui sont repérées. Si un cancer est détecté, ce sera le plus souvent à un stade précoce. Les soins seront moins lourds et permettront davantage d’éviter des complications.


En pratique, il est recommandé :

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Entre 25 à 29 ans, de réaliser deux examens cytologiques à 1 an d’intervalle puis 3 ans plus tard si le résultat des deux premiers est normal ;

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Entre 30 à 65 ans, de réaliser un test HPV tous les 5 ans à débuter 3 ans après le dernier examen cytologique normal ou dès 30 ans en l’absence de dépistage antérieur.

Cancer du col de l’utérus : une histoire bien particulière

Le cancer du col est très différent de celui qui affecte le corps de l’utérus. C’est un cancer de type épidermoïde, indépendant de l’influence hormonale, lié dans près de 100 % des cas à une infection par les Papillomavirus (HPV). Les HPV sont des virus très fréquents : près de 80 % des personnes (hommes et femmes confondus) seront infectées au cours de leur vie.

La plupart du temps, l’infection est transitoire car l’organisme élimine spontanément le virus. Mais dans près de 10 % des cas, le papillomavirus persiste. S’il s’agit d’un HPV dit « à haut risque », il peut évoluer en cancer.

Cancer du col de l’utérus : le dépistage évolue et se simplifie !

Entre 25 et 29 ans, les modalités de dépistage antérieures sont maintenues : deux frottis à 1 an d’intervalle puis tous les 3 ans.

Mais à partir de 30 ans, un simple test HPV (à la recherche du Papilloma Virus) suffit.  Ce test « HPV-HR » est réalisé 3 ans après le frottis normal puis seulement tous les 5 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans, si le résultat est négatif.

A savoir : si votre test HPV est positif, pas besoin de refaire un frottis. L’analyse cytologique complémentaire est faite sur le même prélèvement (attention cependant, ceci n’est pas valable pour les auto-test HPV que vous pouvez réaliser seule).

Cancer du col de l’utérus : un cancer évitable

Le cancer du col est lié dans près de 100 % des cas à une infection par les Papillomavirus (HPV). C’est donc un cancer évitable, grâce à la vaccination des adolescents. Elle prévient jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine des cancers du col utérin mais aussi de cancers pour lesquels il n’existe pas de dépistage (vulve, anus, sphère ORL).

Les lésions précancéreuses diagnostiquées grâce au dépistage sont très faciles à traiter grâce à la conisation et sont pratiquement toujours suivi d’une guérison.

Attention, la vaccination de dispense pas du dépistage ! Elle est complémentaire.

Cancer du col de l’utérus : une prise en charge délicate

Le cancer du col il touche la partie inférieure de l’utérus, située au fond du vagin. Cette zone est à proximité d’autres organes comme la vessie et le rectum. L’évaluation initiale par l’examen clinique du chirurgien et l’IRM pelvienne est donc essentielle et doit être minutieuse. Le traitement dépend du stade de la maladie. Il peut être chirurgical, ou consister en une radiothérapie associée à une chimiothérapie, suivie parfois d’une Curiethérapie, des traitements qui doivent être réalisés dans un Centre expert.