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Depuis quand travaillez-vous au Centre Antoine Lacassagne et pourquoi avez-vous choisi le Centre ?

Je travaille au Centre depuis plus de 10 ans. Auparavant, j’ai travaillé dans un laboratoire de recherche. A mon arrivée en 2013, j’ai commencé comme technicien de laboratoire en Anatomie et Cytologie Pathologiques et en Oncopharmacologie. Ce fut une belle expérience au cours de laquelle j’ai beaucoup appris sur la cancérologie et le diagnostic du cancer.

En 2014, j’ai intégré le Laboratoire d’Oncopharmacologie à temps plein. Durant toutes ces années, j’ai pu participer au développement des nouvelles analyses de biologie moléculaire et du dosage de médicaments pour améliorer la prise en charge des patients. J’ai également eu l’opportunité de participer aux projets de recherche menés au laboratoire.

Être utile aux patients est l’une des raisons pour laquelle j’ai décidé de rejoindre le Centre Antoine Lacassagne et plus précisément le Département des Laboratoires. La lutte contre les cancers est une bataille continue et dans notre activité biologique, nous y participons non seulement avec nos techniques et technologies de biologie moléculaire et de biochimie mais aussi grâce à la très grande compétence de tout le personnel de laboratoire (personnels technique, administratif et biologique).

En quoi consiste votre métier ?

Mon travail de technicien de laboratoire consiste, depuis la prise en charge des prélèvements des patients (prélèvements sanguins ou inclus en paraffine), à réaliser les analyses de biologie médicale selon les prescriptions et en concertation avec les biologistes, en respectant les délais fixés par le laboratoire.

Ces analyses peuvent être soit des recherches d’anomalies en génétique somatique ou constitutionnelle, soit des analyses de pharmacocinétique comme le dosage de médicaments anticancéreux ou des analyses de pharmacologie avec le dosage de l’uracilémie pour prévenir la toxicité de certains protocoles de chimiothérapie.

Je réalise les analyses proprement dites et les vérifications techniques de ces analyses et la validation biologique est réalisée en concertation par les biologistes. Je suis aussi impliqué dans le processus qualité du laboratoire pour son accréditation.

Quelles sont les particularités de travailler dans le Laboratoire d’Oncopharmacologie ?

Le Laboratoire d’Oncopharmacologie est à l’interface de nombreuses activités cliniques, en particulier la Réunion Transversale de Biologie Moléculaire avec le Dr Esma Saada-Bouzid et l’oncogénétique avec le Dr Véronique Mari. Il a aussi tissé des liens très forts avec le laboratoire d’Anatomie et Cytologie Pathologiques (Dr Juliette Haudebourg).

Depuis de nombreuses années, le laboratoire est en constante évolution. Le développement continu de nouvelles analyses en biologie moléculaire et en biochimie pour améliorer la prise en charge thérapeutique des patients est une source de motivation. Parmi les dernières ana- lyses mises en place, on peut citer la détermination du statut HPV (Human Papilloma Virus) sur sang et sur tumeurs ou encore l’oncogénétique tout récemment mise en place.

Travailler en Oncopharmacologie m’a permis d’être polyvalent et d’acquérir de nouvelles connaissances ainsi que des compétences à la pointe de la technologie. Tout cela me permet d’assumer certaines responsabilités au sein du laboratoire et de participer à mon tour à la bonne formation des stagiaires et des nouveaux arrivants. Grâce à cette expérience accumulée durant ces années, j’ai pu valider un master en Sciences de la Vie et de la Santé grâce à la V.A.E qui a été financée par le Centre.

Comment voyez-vous votre futur ?

Le projet de réunification du Département des Laboratoires au niveau B1 constitue une opportunité de rapprocher les deux activités auxquelles j’ai participé depuis mon arrivée au Centre pour donner une cohérence fonctionnelle qui profitera à tous et à laquelle je suis attaché. Avec l’accord de ma hiérarchie, je suis actuellement, en plus de mon travail de technicien, étudiant en deuxième année de thèse de Sciences de la Vie et de la Santé.

C’est pour moi un nouveau et beau défi qui me permettra, à terme, de mettre les nouvelles compétences et connaissances acquises au cours de ma thèse au profit du développement de la recherche translationnelle au sein du Centre Antoine Lacassagne