L’Intelligence Artificielle au service de de la médecine pour améliorer l’espérance de vie des patients atteints de cancer du poumon



Prédire la réponse à l’immunothérapie des patients suivis pour un cancer du poumon et personnaliser la stratégie thérapeutique pour améliorer la qualité et l’espérance de vie des patients, tel est l’objectif du projet de recherche en Intelligence Artificielle « FEDERATED-PET » porté par le Pr Olivier HUMBERT, (Centre Antoine Lacassagne/Université Côte d’Azur/3IA Côte d’Azur), en partenariat avec Marco LORENZI, chercheur au centre Inria d’Université Côte d’Azur dans l’équipe Epione et titulaire d’une chaire 3IA Côte d’Azur. Le projet a débuté en novembre 2022 et durera 3 ans. Il implique 8 hôpitaux français, 4 centres de recherche de renommée internationale et est lauréat 2022 du Programme de Recherche Translationnelle en Cancérologie (PRT-K) de l’Institut National du Cancer (INCa) – Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS).

L’immunothérapie est devenu le traitement standard de 1ère ligne pour les patients présentant un cancer broncho-pulmonaire métastatique. Si l’immunothérapie permet une très bonne réponse tumorale avec des rémissions prolongées jusque-là non observées avec les autres chimiothérapies et thérapies ciblées, elle ne bénéficie qu’à environ un patient sur deux. Il existe donc une recherche très active pour identifier des « biomarqueurs » permettant de prédire l’efficacité de l’immunothérapie et mieux cibler les patients éligibles à ce traitement. L’objectif est, à terme, de mieux individualiser la stratégie thérapeutique pour améliorer l’espérance de vie des patients répondeurs, tout en limitant des toxicités et perte de temps pour les patients non-répondeurs.

Les nouveaux algorithmes d’intelligence artificielle permettent une analyse « en profondeur » des images médicales, pour en extraire des caractéristiques non visibles par l’œil humain mais potentiellement très informatives sur l’efficacité future des traitements. La difficulté est que ces algorithmes ont besoin d’être entraînés sur un grand nombre d’images pour « apprendre » une combinaison de paramètres capable de prédire la réponse au traitement. Or, ces images médicales étant privées et confidentielles, il est actuellement difficile de constituer de grandes bases de données sécurisées en dehors des hôpitaux.

Le projet « FEDERATED-PET » a pour objectif de répondre à cette contrainte sur les données médicales grâce à une technologie innovante développée par Inria : la plateforme logicielle Fed-BioMed (https://fedbiomed.gitlabpages.inria.fr/). Il s’agit d’une infrastructure informatique innovante permettant de faire communiquer entre eux plusieurs hôpitaux et entrainer les modèles d’intelligence artificielle de manière collaborative et sécurisée sur des données hétérogènes. Cet entrainement se fait donc sur les données biomédicales de plusieurs hôpitaux, sans avoir besoin de les faire sortir du réseau informatique de l’hôpital qui les a produites. Cela permet de garantir la confidentialité et la sécurité de ces données très sensibles. Cette technologie est appelée « Apprentissage Fédéré ». Le projet « FEDERATED-PET » est la première initiative française d’apprentissage fédéré de grande ampleur.

Le projet « FEDERATED-PET » est un projet ambitieux d’analyse « fédérée » de 1000 images TEP (tomographie par émission de positons) au 18FDG (18Fluoro-déoxy-glucose) de patients présentant un cancer du poumon et éligibles à une immunothérapie. L’imagerie TEP fournit de nombreuses informations non invasives sur la tumeur mais également sur le terrain immunitaire du patient. Ces 1000 images TEP seront réparties dans huit hôpitaux différents.

L’objectif du projet sera double :
-Développer une infrastructure de communication entre les hôpitaux pour « entrainer » collectivement les algorithmes d’Intelligence Artificielle, sans jamais sortir les données médicales des hôpitaux ou elles sont produites.
-Développer un nouvel outil d’Intelligence Artificielle à l’aide d’un algorithme capable, à partir de l’analyse des 1000 images TEP de patients présentant un cancer broncho-pulmonaire métastatique, de prédire l’efficacité future de l’immunothérapie pour, à terme, proposer une personnalisation de la stratégie thérapeutique, adaptée au profil d’immuno-réactivité de chaque patient.

Le projet a débuté en novembre 2022 et durera 3 ans. Il implique 8 hôpitaux français et 4 centres de recherches de renommé internationale.

A propos du Centre Antoine Lacassagne
Fondé en 1961, le Centre Antoine Lacassagne est un des 18 Centres de Lutte Contre le Cancer français du réseau Unicancer. Etablissement de santé de droit privé à but non lucratif et reconnu d’utilité publique (statut ESPIC – Etablissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif), le Centre Antoine Lacassagne remplit des missions de service public en cancérologie : soins, recherche et enseignement. L’établissement prend en charge tous les types de cancer et traite une file active de plus de 6 400 patients par an.
Centre de recours expert en chirurgie oncologique cervico-faciale complexe, le Centre Antoine Lacassagne a créé, en 2011, l’Institut Universitaire de la Face et du Cou en collaboration avec le CHU de Nice. Disposant de toutes les techniques de traitement en radiothérapie, le Centre Antoine Lacassagne possède l’un des plateaux techniques les plus complets d’Europe. En 2016, il inaugure l’Institut Méditerranéen de ProtonThérapie doté d’un équipement de protonthérapie de haute énergie unique au monde avec comme priorité l’oncologie pédiatrique. Le Centre Antoine Lacassagne est également leader sur son territoire de santé dans la prise en charge des cancers du sein et gynécologiques : il a ouvert la Clinique du Sein en 2012 devenue l’Institut Universitaire du Sein et de Cancérologie Gynécologique en 2017 qui regroupe en un lieu dédié un plateau technique moderne et tous les professionnels spécialisés.
Chiffres clés 2021: 197 lits et places, 863 salariés, 6 280 patients pris en charge (file active), 547 patients inclus dans les essais cliniques, près de 64 000 consultations médicales, plus de 60 000 séjours hospitaliers.
Le Centre Antoine Lacassagne été certifié sans réserve par la Haute Autorité de Santé en octobre 2016.

À propos d’Université Côte d’Azur
Université Côte d’Azur a été créée en janvier 2020 avec un statut d’Université expérimentale. Elle est lauréate du label national majeur d’initiative d’excellence «IDEX » qui la positionne parmi les 9 universités  françaises « IDEX » intensives en recherche et à fort rayonnement international. Structurée en composantes internes novatrices dont les responsabilités sont accrues pour une plus grande agilité, Université Côte d’Azur adosse l’ensemble de ses missions de formation et d’innovation à l’excellence de sa recherche. Son fort ancrage au territoire azuréen en fait l’un des moteurs de son modèle de croissance.  Membre fondatrice de l’alliance européenne Ulysseus, porteuse de l’un des quatre Instituts Interdisciplinaires français d’Intelligence Artificielle (3IA) et dotée de partenariats majeurs avec les grands acteurs nationaux de la recherche, Université Côte d’Azur entend se placer parmi les meilleures universités européennes et consolider ainsi sa dimension internationale.

A propos d’Inria
Inria est l’institut national de recherche en sciences et technologies du numérique. La recherche de rang mondial et l’innovation technologique constituent son ADN. Les 3500 chercheurs et ingénieurs Inria vivent leur passion pour le numérique dans près de 200 équipes-projets, pour la plupart communes avec nos partenaires académiques, notamment les grandes universités de recherche et le CNRS. Ils y explorent des voies nouvelles, souvent dans l’interdisciplinarité et en collaboration avec des partenaires industriels pour répondre à des défis ambitieux.
Institut technologique, Inria soutient le développement de nombreux logiciels, parfois à empreinte mondiale à travers la dynamique open source. Parce que la startup technologique est un outil puissant pour réaliser l’impact de la recherche, Inria soutient aussi le risque entrepreneurial et la création de startups (Deeptech). Ancré dans les grands campus universitaires et les écosystèmes industriels, Inria s’inscrit au cœur de la dynamique du numérique.

A propos du 3IA Côte d’Azur
Le 3IA Côte d’Azur est l’un des quatre « Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle » labellisés en France en 2019. Il est spécialisé dans la santé et les territoires intelligents. Son objectif est de créer un écosystème innovant et influent à l’échelle locale, nationale et internationale. Il est coordonné par Université Côte d’Azur en partenariat avec les principaux acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche en IA de la région : CNRS, Inria, INSERM, EURECOM et SKEMA Business School. 3IA Côte d’Azur fait partie du réseau des 3IA qui se compose de : 3IA Côte d’Azur, ANITI Toulouse, MIAI Grenoble et PRAIRIE Paris.
L’Institut 3IA Côte d’Azur développe des activités de recherche de haut niveau grâce à un vivier de 48 Chaires académiques et 70 Doctorants et Postdoctorants. Les 57 contrats de collaboration avec le secteur industriel représentent 4,27M€ d’apports directs. Avec 21 formations labélisées 3IA, l’Institut a doublé le nombre de personnes formées en IA au sein de son écosystème.
En 2022, c’est 8M€ qui sont obtenus par Université Côte d’Azur pour le projet d’Ecole Française de l’Intelligence Artificielle – EFELIA. Ce projet, opéré au niveau local par l’Institut 3IA Côte d’Azur en lien avec le réseau des 3IA, a pour ambition de structurer une Ecole Française de l’Intelligence Artificielle afin de massifier la formation en IA à tous les niveaux (spécialistes ou interdisciplinaires).

Un service de conciergerie pour améliorer votre quotidien

Afin d’améliorer le confort des patients et de faciliter le quotidien de l’ensemble du personnel, les services d’une conciergerie sont dorénavant proposés.

Pour plus de bien-être au Centre, des produits et services, locaux et nationaux peuvent être commandés sur place ou en ligne. Ils sont livrables en chambre pour les patients ou au comptoir de la conciergerie Happytal qui est situé au niveau de l’accueil du bâtiment B.

L’offre est large et évolutive, afin de prendre en compte les spécificités de notre établissement et les prestations déjà existantes.

Pour les patients

Grace à ce nouveau service, les patients peuvent bénéficier de plus de confort, voire conserver certaines de leurs habitudes, le concierge Happytal livre leurs envies directement en chambre ! L’entourage peut également leur faire plaisir à distance, grâce à un éventail de prestations effectuées par des partenaires locaux et qui rendent leur séjour plus agréable. Bien entendu, chaque commande est validée par le personnel soignant, au regard des indications médicales.

Comment commander ?

Rendez-vous au comptoir Happytal, à l’accueil du bâtiment B, les lundi, mardi, mercredi et vendredi de 9h à 17h et le jeudi de 7h30 à 15h, ou sur www.happytal.com. Vous pouvez également solliciter le concierge par téléphone au 04 92 03 14 45, ou par email, à l’adresse CLCC-lacassagne@happytal.com

Octobre Rose 2022

Tous mobilisés contre le cancer du sein !

Comme chaque année, les équipes du Centre Antoine Lacassagne se mobilisent pour Octobre Rose, mois international de sensibilisation au dépistage du cancer du sein.

Découvrez le programme !

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. Chaque année 59.000 nouveaux cas sont détectés en France, 4 500 dans la région PACA. 1 femme sur 9 est touchée au cours de sa vie par un cancer du sein.

Il représente la 1ère cause de mortalité par cancer chez les femmes avec plus de 12 000 décès par an en France.

Près de 80% des cancers du sein se développent après 50 ans (source : Institut National du Cancer).

Pourtant, détecté à temps le cancer du sein est guéri dans 90% des cas !

Le dépistage des cancers du sein, c’est tous les 2 ans de 50 à 74 ans. Il permet de détecter tôt une éventuelle anomalie ou un cancer, avant l’apparition de symptômes. Il consiste en une mammographie (radiographie des seins), associée à un examen clinique des seins (observation et palpation). Éventuellement, d’autres examens peuvent être nécessaires (par exemple une échographie, une radiographie complémentaire). Ces examens complémentaires sont courants et ne signifient pas nécessairement qu’il y a une anomalie. Il est aussi recommandé un suivi gynécologique avec une palpation des seins tout au long de sa vie, au moins une fois par an par un professionnel de santé et de rester attentive à des modifications qui seraient inhabituelles : apparition d’une boule, modification de la forme ou de l’aspect de vos seins, du mamelon ou de l’aréole.

Octobre Rose
au Centre Antoine Lacassagne

JEUDI 13 OCTOBRE 
DE 10H00 A 16H00

BULLE DE BIEN-ETRE ET STANDS DES ASSOCIATIONS
Bâtiment A, RDC et -1

Séances individuelles de soins bien-être (15 min par séance) 
10h00 – 11h30 :               Massage crânien
11h30 – 12h45 :               Réflexologie plantaire
12h45 – 14h00 :               Digitoponcture
14h00 – 16h00 :               Réflexologie plantaire et palmaire

Ateliers collectifs de sophrologie (45 min)
10h00 – 10h45
11h00 – 11h45

Rencontrez les associations : APA Forme, CAMI Sport et Santé, Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers Sud PACA, Ligue Contre le Cancer des Alpes Maritimes, SOS Cancer du Sein

Découvrez l’Espace Rencontres et Information du Centre
Renseignez-vous sur les ateliers thérapeutiques (10h-12h et 14h-16h)
Profitez de conseils diététiques (14h-16h)

VENDREDI 14 OCTOBRE 
DE 10H00 A 16H00

FOCUS SUR LES DROITS DES PATIENTS ET SOINS DE SOCIO-ESTHETIQUE
Bâtiment A, -1

10h30 – 12h45 CONFERENCE-DEBAT
Intervenants :
Dominique THIRRY, Juriste spécialisée en droit de la santé, Juris Santé
Martine BINDA, Bénévole d’Accompagnement, Association JALMALV
Dr Elise GILBERT, Praticien spécialiste Douleur et Soins palliatifs, Centre Antoine Lacassagne
· Quelles nouveautés dans l’accès aux assurances de prêts ?
· Quels sont les droits de mes proches aidants, de ma personne de confiance ? Quel accès à mon dossier médical ?
· Directives anticipées : de la loi à la vraie vie

Rencontrez l’association JALMALV et découvrez la Commission des Usagers

9h00-16h00
Profitez de soins des mains, astuces maquillage, conseils hygiène et pommadage, nouage de foulards
Choisissez votre tissu et les bénévoles des Harley du Cœur réaliseront sur place votre pochette ou marque-page

VENDREDI 21 OCTOBRE
DE 8H30 A 10H00

SORTIE DECOUVERTE AVIRON
Club Nautique de Nice, Bd Franck Pilatte, Nice
Inscription obligatoire : communication@nice.unicancer.fr

VENDREDI 21 OCTOBRE
DE 18H00 A 19H00

Atelier Zoom Découverte de chez vous «INITIATION A LA MEDITATION PLEINE CONSCIENCE »
Inscription obligatoire : communication@nice.unicancer.fr

VENDREDI 28 OCTOBRE
DE 14H30 A 16H30

Atelier « MEDIATION THERAPEUTIQUE PAR L’ARtGILE »
IUFC, 31 avenue de Valombrose, 6ème étage
Inscription obligatoire : communication@nice.unicancer.fr

SAMEDI 8 OCTOBRE, 15 OCTOBRE ET 29 OCTOBRE
DE 17H00 A 18H00

SORTIE DECOUVERTE KAYAK DE MER
Club Var Mer, 260 Promenade Jacques-Yves Cousteau, Saint Laurent du Var
Possibilité de venir avec un accompagnant.
La sortie est suivie d’un barbecue sur la plage
Inscription obligatoire : communication@nice.unicancer.fr

Campagne Rose & Azur

Cancer du sein

mobilisez-vous avec le Centre Antoine Lacassagne

En octobre, mois international de la lutte contre le cancer du sein, le Centre Antoine Lacassagne lance la première édition de sa campagne « HORIZON ROSE & AZUR ».

La campagne « HORIZON ROSE & AZUR » vise à mobiliser la société civile, et particulièrement les habitants de la région, pour soutenir les équipes du Centre Antoine Lacassagne et offrir aux femmes atteintes d’un cancer du sein de nouvelles perspectives thérapeutiques.

En savoir +

CONTACT ET INFORMATIONS
Julien Lizé, Responsable Mécénat
dons@nice.unicancer.fr / 04.92.03.15.01

« Moi Je », Bar à ongles soutient le Centre Antoine Lacassagne pour Octobre Rose

« Moi Je » s’associe au Centre Antoine Lacassagne pour Octobre Rose

Créée il y a plus de 8 ans sur la Côte d’Azur, l’enseigne « Moi-je », leader français sur le marché des bars à ongles, propose toutes les prestations liées à la beauté des mains et de l’ongle. Également sensible au bien-être de ses clientes et à l’environnement, « Moi-je » propose plus de 150 produits choisis avec la plus grande attention.

Composées exclusivement de femmes dont la moyenne d’âge est de 26 ans, les équipes « Moi-je » sont au centre de leur attention. Le cancer du sein ayant frappé l’une d’entre elle, il leur a semblé évident de participer à Octobre Rose.

C’est pourquoi les 45 points de ventes du réseau porteront la campagne « Horizon Rose et Azur » et proposeront à leurs clients de faire un don en caisse au moment du paiement. Tous les dons seront instantanément enregistrés pour une gestion transparente.

Le réseau « Moi-je » offre également la possibilité, à tous de faire un don, directement sur une cagnotte créée spécialement pour l’occasion. Un reçu fiscal sera automatiquement généré afin de bénéficier d’une réduction fiscale à hauteur de 60% du montant du don.

https://gandee.com/participate/1167

L’ensemble des dons collectés seront reversés au Centre Antoine Lacassagne pour mener à bien 3 programmes de recherche :

METABOPREDICT : pour que la chimiothérapie ne soit pas systématique
D-IA : pour une sécurité de diagnostic innovante et optimale
PRESSOCAL : pour offrir une meilleure qualité de vie pendant et après les traitements

Le Centre Antoine Lacassagne remercie chaleureusement le réseau « Moi-je » Bar à ongles pour son initiative et son engagement à nos côtés dans la lutte contre le cancer du sein.

3ème édition de l’OncoMOOC

Le Centre Antoine Lacassagne lance la 3ème édition de l’OncoMOOC 2022, cours en ligne sur les fondamentaux en oncologie destinés à tous les professionnels de santé.

Promouvoir l’enseignement est une des missions principales des Centres de Lutte contre le Cancer.  Dans un monde en rapide mutation, la formation continue est essentielle pour maintenir ses compétences professionnelles. Fort de son succès avec près de 500 inscrits à la première édition et plus de 1000 lors de la deuxième, le Centre Antoine Lacassagne poursuit les oncoMOOC en lançant la 3ème Edition de cours en ligne dédiés à l’oncologie.

La prise en charge du cancer demande des connaissances spécifiques et se doit d’être régulièrement réactualisée pour demeurer en accord avec les publications récentes et les dernières recommandations.

L’oncoMOOC (Massive Open Online Course) est une formation en cancérologie en ligne, destinée à tous les professionnels de santé désireux de mettre à jour ou parfaire leurs connaissances en oncologie. Ils comprennent des diaporamas interactifs commentés et des séquences filmées d’une quinzaine de minutes.

Dans cette démarche, vingt-six spécialistes du Centre Antoine Lacassagne s’unissent pour apporter une véritable expertise de leur savoir-faire. La philosophie de l’oncoMOOC reste inchangée avec des cours, gratuits.

Les cours de la session 2022 de l’oncoMOOC « Les Fondamentaux en Cancérologie 3éme Ed. » seront disponibles sur la plateforme d’enseignement du Centre Antoine Lacassagne ; une plateforme ergonomique conviviale et interactive.

La majorité des contenus de la précédente session sera à nouveau disponible, certains cours ont été actualisés. Une dizaine de nouvelles thématiques a également été intégrée portant sur l’immunothérapie, l’oncogénétique, la nutrition, le dépistage des cancers, le cancer de la thyroïde et le lymphome de Hodgkin.

Ce MOOC se déroulera pendant 10 semaines, du 14 Novembre 2022 au 22 janvier 2023. Chaque module, comprenant 3 ou 4 cours, sera mis en ligne progressivement :

Semaine 1 : Les cancers hématologiques
Semaine 2 : Les cancers gynécologiques
Semaine 3 : Les cancers urologiques et bronchiques
Semaine 4 : Techniques d’imagerie et de radiothérapie
Semaine 5 : Les cancers ORL et cutanés
Semaine 6 : Les cancers digestifs
Semaine 7 : Les cancers sénologiques et oncogénétique
Semaine 8 : Les traitements systémiques et l’immunothérapie
Semaine 9 : Dépistage organisé des cancers et oncogénèse
Semaine 10 : Soins de Support

A la fin de chaque module, des QCM d’autoévaluation seront proposés et les apprenants auront la possibilité de poser des questions spécifiques aux enseignants.

Pour suivre l’enseignement, l’inscription est libre et gratuite mais obligatoire.

Équipe OncoMOOC 2022
Coordinateurs
Dr Yann DELPECH – Dr Lauris GASTAUD

26 Enseignants Spécialistes en cancérologie
Dr Caroline BAILLEUX – Pr Emmanuel BARRANGER – Dr Guillaume BAUDIN – Dr Mederic BARRET – Dr Delphine BORCHIELLINI – Pr Alexandre BOZEC – Dr Catherine CIAIS – Dr Dorian CULIÉ – Dr Yann DELPECH – Dr Jérôme DOYEN – Dr Ludovic EVESQUE – Pr Jean-Marc FERRERO – Dr Eric FRANCOIS – Pr Andrea GALLAMINI – Dr Lauris GASTAUD – Dr Damien GIACCHERO – Dr Elise GILBERT – Dr Christophe HEBERT – Pr Olivier HUMBERT – Dr Véronique MARI – Dr Josiane OTTO – Dr Marie PAQUET – Pr Frédéric PEYRADE – Dr Esma SAADA-BOUZID – Dr Caroline SAINT-MARTIN – Dr Luciane SCHIRMER

Lancement d’un MOOC (Massive Open Online Course) Soins Palliatifs

Une formation inédite de cours en ligne sur les soins palliatifs sera lancée sur la plateforme d’enseignement du Centre le 19 septembre prochain.

Inscriptions possibles dès le 18 juillet prochain sur
https://mooc-soins-palliatifs.centreantoinelacassagne.org

L’inscription est gratuite pour tous, mais obligatoire.

Cet enseignement en ligne sur le thème des soins palliatifs (pas uniquement en oncologie), sera ouvert à tous les professionnels de santé, diplômés ou étudiants.

Les cours, séquences filmées, seront progressivement mis en ligne sur une durée de 6 semaines à raison d’une à trois vidéos par semaine. Des quizz d’auto-évaluations valident chaque cours. Chaque cours peut être suivi indépendamment en fonction de votre intérêt, il n’est pas nécessaire de suivre tous les cours.

L’équipe d’enseignants est pluriprofessionnelle, composée de médecins, infirmières, assistante sociale, et psychologue.

Programme des cours

Semaine 1 du 19 au 25 septembre 2022
Soins Palliatifs : droit des patients – sédation – Dr Elise GILBERT
La douleur en soins palliatifs – Dr Amélie MARREC

Semaine 2 du 26 septembre au 2 octobre 2022
Les Ressources territoriales en soins palliatifs dans les Alpes-Maritimes – Dr Stéphanie BAUDIN
L’accompagnement social au domicile dans un contexte de soins palliatifs – Marie-Thérèse GIORDANO

Semaine 3 du 3 au 9 octobre 2022
Soins Palliatifs : l’accompagnement relationnel – Alexia TOSI
Prise en charge des soins de bouche – Manon TROMBI
Prise en charge des plaies en Unité de Soins Palliatifs – Vanessa TRESSOLS

Semaine 4 du 10 au 16 octobre 2022
Nutrition et Hydratation en fin de vie – Dr Elise GILBERT
Prise en charge des symptômes en soins palliatifs – Dr Flora TREMELLAT
Moment du mourir – Dr Flora TREMELLAT

Du 17 au 31 octobre 2022
Tous les cours restent en ligne

Equipe MOOC Soins Palliatifs

Coordonnateur
Dr Elise GILBERT
Enseignants
Dr Stéphanie BAUDIN, Praticien Douleur et Soins palliatifs, Centre Antoine Lacassagne et C3S
Dr Elise GILBERT, Praticien spécialiste Douleur et Soins palliatifs,
Centre Antoine Lacassagne
Marie-Thérèse GIORDANO, Assistante sociale, Centre Antoine Lacassagne
Dr Amélie MARREC-GAC, Praticien hospitalier Douleur et Soins palliatifs, Unité de Soins Palliatifs, Centre Hospitalier Princesse Grâce, Monaco
Alexia TOSI, Psychologue, Centre Antoine Lacassagne
Vanessa TRESSOLS, Infirmière, Unité de Soins Palliatifs, Hôpital Archet CHU de Nice
Manon TROMBI, Infirmière, Unité de Soins Palliatifs, Hôpital Archet CHU de Nice
Dr Flora TREMELLAT, Praticien hospitalier Chef de service Unité de Soins Palliatif, Hôpital Archet CHU de Nice

Mécénat d’entreprise

📣 Votre entreprise peut accélérer la lutte contre le cancer !

Le mécénat d’entreprise est un moyen simple et efficace de soutenir l’innovation et contribuer à la santé de demain 🏥🚀

Nos projets de mécénat 2022 pour le Centre Antoine Lacassagne :

· Innovation et technologie > acquisition d’un robot chirurgical dernière génération

· Recherche et progrès > développement de l’Intelligence Artificielle en oncologie dans des programmes de recherche et installation d’un laboratoire de recherche préclinique pour élargir l’usage de la protonthérapie

· Accompagnement et bien-être des patients > développement du pôle Sport et Cancer pour TOUS les patients et rénovation de la maison d’accueil La Consolata

👉 Retrouvez le détail des projets en cliquant ici

Engagement sociétal, déduction fiscale, visibilité et image de marque, cohésion d’équipe, bénéficiez des avantages du mécénat d’entreprise 💪🙏

👉 Faire un don

Un Centre engagé pour l’accessibilité numérique et éco-responsable


Centre Antoine Lacassagne, engagé pour l’accessibilité numérique et éco-responsable

Les sites internet centreantoinelacassagne.org et protontherapie.fr sont dorénavant équipés du module Lisio qui apparaît à droite de l’écran à l’ouverture des sites. Il suffit de suivre le petit hippocampe pour une version adaptée et un affichage écologique.

En un clic le site s’adapte aux handicaps et aux difficultés numériques.

Le tout nouveau module génère dynamiquement une version adaptée de l’affichage du site aux types de difficultés ou de handicaps de la personne qui le consulte. Cela permet à tous d’avoir accès à l’ensemble des renseignements utiles sans fatigue ni risque de perte d’informations.

Les difficultés et handicaps pris en compte concernent toutes les générations : dyslexie, daltonisme, déficiences visuelles (presbytie, DMLA, cataracte, malvoyant…), migraine, inexpérience du numérique, épilepsie photosensible, mouvements difficiles, gestes imprécis, tremblements, difficultés de concentration, situation d’illettrisme…

En un clic, les couleurs changent, les caractères grossissent, les menus s’agrandissent, les mots sont expliqués avec un dictionnaire en ligne, une lecture vocale lit les textes…

Le texte s’adapte également à la langue maternelle du visiteur
Le module propose une traduction simultanée de tout le texte vers les 26 langues les plus parlées dans le monde.

Des sites éco-responsables

Les internautes sensibles peuvent dorénavant consulter nos sites site en mode éco avec une diminution de l’impact carbone jusqu’à 90%.

La solution « Lisio » adapte également la structure des pages web aux zones à faibles débits ce qui permet un accès aux données sur une zone géographique plus large avec un temps d’attente limité et permet donc également de réduire l’impact carbone.

Cette solution allège fortement le poids des pages web afin de réduire la dépense énergétique liée aux transferts des données et à leur affichage, et permet de proposer aux visiteurs une navigation plus écologique.

Mais comme tous les internautes ne consultent pas le site de cette manière, Lisio a des accords de reforestation avec des partenaires.

Cette nouvelle solution rentre donc pleinement dans la politique de développement durable en santé au titre de la responsabilité sociétale du Centre et participe d’une volonté de rendre l’information accessible à tous les publics.

Protocole de coopération Radiologue et Manipulateurs pour la pose des Picc Line

Radiologie

Dans le cadre de l’article 51 de la loi HPST du 21 juillet 2009, il est possible de mettre en place, à titre dérogatoire, des transferts de tâches du médecin vers d’autres professionnels de santé. Ces initiatives locales prennent la forme d’un protocole de coopération soumis à l’ARS (Agence Régionale de Santé) et validé par l’HAS (Haute Autorité de Santé).
C’est ainsi que depuis le 3 janvier 2022, 5 manipulateurs en électroradiologie médicale du service de Radiologie du Centre sont délégués à la pose de Picc Line*, acte auparavant réalisé exclusivement par les médecins radiologues.

Cette délégation de tâches répond à trois objectifs : proposer à nos patients un délai acceptable pour une pose de voie veineuse, valoriser les compétences des paramédicaux de l’établissement et encadrer les activités. Elle a été mise en place suite à un constat et à un long travail institutionnel de fond : étude médico-économique, création d’une équipe dédiée, formation de cette équipe, organisation du parcours.

La mise en place du projet

Les plages auparavant disponibles pour pose de Picc Line étaient concentrées sur 2 jours par semaine, entrainant des délais de rendez-vous souvent trop longs pour une prise en charge optimale des patients.
Une étude médico-économique réalisée par Dominique ROSITANO, Cadre de Santé du Service, a montré que l’activité pouvait être plus que doublée grâce à une délégation de tâches aux manipulateurs.

La Direction et le Service de Radiologie ont donc décidé de développer ce projet : rédaction des procédures, réalisation d’une fiche information patient, rédaction d’une fiche formation, rédaction des consentements.
Un appel à candidature interne a été réalisé et 5 manipulateurs ont été retenus : Sophie FUGIER, Aurélie GIRAUD, Romain MARRO, Marianne PIROSA et Florian SANTINELLI. Ils ont ensuite été formés et le parcours a été organisé.

L’organisation du parcours

L’équipe des 5 manipulateurs assure 10 poses programmées par semaine (2 créneaux/jour) ainsi que les urgences si besoin tout au long de l’année. Ces poses sont toujours réalisées sous la responsabilité du Dr Edouard HERIN ou du Dr Guillaume BAUDIN.

Les patients sont majoritairement pris en charge en ambulatoire (A4 Nord ou A2), ou lors de leur hospitalisation (notamment en cas d’urgence.)
La pose est précédée, pour les patients programmés, par une consultation Manipulateur, afin d’optimiser l’information donnée aux patients et permettre d’expliquer les modalités pratiques de la procédure, de fournir les différents documents et de les informer au sujet de l’entretien du système à domicile.

Avec ce nouveau parcours, nous allons pouvoir largement optimiser la prise en charge de nos patients nécessitant un abord veineux de ce type.

D’autres projets vont ensuite pouvoir venir se greffer sur ce protocole.
En effet, le service de Radiologie a pour projet d’élargir cette activité en créant une Unité Mobile d’Abords Veineux qui pourra aller directement « dépanner » les équipes soignantes dans les unités de soin en cas de difficultés pour obtenir un abord veineux de qualité chez les patients les plus fragiles en utilisant des systèmes type Mid Line facilement « posables » grâce à un appareil d’échographie portable directement au lit du malade.

L’expérience acquise via ce protocole va également pouvoir être mise en valeur par le développement d’un partenariat avec la société BD, qui nous fournit en Picc Line, pour que le service de Radiologie du Centre Antoine Lacassagne devienne un site de formation privilégié pour les équipes radiologiques françaises qui souhaiteraient mettre en place ce type de projet dans leurs centres.


*Qu’est-ce qu’un Picc Line ?
Le Picc Line est un cathéter veineux central inséré par une veine périphérique au-dessus du pli du coude, sous repérage échographique, et dont l’extrémité se situe à la jonction de la veine cave supérieure et de l’oreillette droite du cœur.
L’indication de la pose d’un Picc Line dépend du type de traitement, de sa durée, du capital veineux du patient, du contexte clinique et du choix du patient.
Il permet d’injecter certains traitements de chimiothérapie, les produits de contraste pour les examens d’imagerie, mais également de faire des prélèvements et administrer certains produits de nutrition.

Réflexologie plantaire pour les patients en Hôpital de Jour

Bien-être

Depuis 2017, grâce au soutien de l’association SOS Cancer du Sein, deux réflexologues interviennent deux journées par mois en Hôpital de Jour (HDJ) et les patients peuvent ainsi bénéficier d’une séance de réflexologie plantaire pendant leur séance de chimiothérapie.
Depuis le début de leur intervention, l’association a offert 654 soins aux patients de l’HDJ.

« Je m’appelle Isabelle BETTIN. J’exerce le métier de réflexologue. En 2017, connaissant les bienfaits de la réflexologie plantaire, l’Association SOS Cancer du sein a eu l’idée de proposer au Centre Antoine Lacassagne des séances prises en charge par l’Association pour les patients du Centre. Depuis, ma consœur Sandrine MILTEAU et moi intervenons régulièrement en Hôpital de Jour.

La réflexologie plantaire est une technique de « massage » spécifique sur le pied. Le pied est le reflet du corps. Tous les organes y sont représentés.
Ainsi avec un toucher adapté, il est possible de faire baisser l’état de stress en agissant sur les zones réflexes du système nerveux central et végétatif et particulièrement sur le système parasympathique (système de la récupération). La réflexologie plantaire a une action sur le plan physique et sur le plan émotionnel.

Le cancer génère de l’angoisse, de la douleur. Les bouleversements qui suivent l’annonce de la maladie impactent sur tous les aspects de la vie de la personne malade. Il est primordial de pouvoir apporter une écoute, apaiser le corps et le mental, aider la personne souffrante à récupérer ses propres capacités de ressenti et à rééquilibrer son désordre émotionnel en lui apportant de la douceur.

Le fait d’avoir un corps détendu permet de relâcher des tensions nerveuses et allège le poids physique et émotionnel ressenti.

Notre but, en tant que réflexologues est d’améliorer la qualité de vie de la personne en lui offrant un moment de détente, de plaisir, de reconnexion avec son corps.

Depuis deux ans nous avons mis en place, lors de la Semaine Mondiale
de La Réflexologie (dernière semaine de septembre), une journée pendant laquelle nous offrons une séance au personnel du service pour leur faire apprécier l’apport et les bienfaits de la réflexologie.

En dehors de ces séances au Centre Antoine Lacassagne, l’Association SOS Cancer du Sein propose la réflexologie plantaire et de nombreux autres soins et activités aux patientes atteintes de cancer du sein ou gynécologique dans son Espace Rose sur rendez-vous au 11 Rue de la Providence dans le Vieux Nice.
Les patientes sont invitées à contacter directement l’association au 07 82 97 02 06 et par mail contact@soscancerdusein.org

Isabelle BETTIN
Réflexologue
Association SOS Cancer du Sein


								

Déploiement d’une solution « appel soignants » pour les patients en Unité de Soins Continus en Hématologie

Depuis fin janvier, la solution « Hospitalink » permet aux patients hospitalisés en Unité de Soins Continus en Hématologie (USCH) d’exprimer depuis leur chambre leurs besoins auprès de l’équipe soignante. Retour sur l’histoire et la mise en place d’Hospitalink.

En 2020, soutenu par le laboratoire Pfizer, Hospitalink a été mis en place dans 7 services d’oncologie de différents établissements de santé de France. De par son histoire personnelle, Florent BOSSERT-CASTELLI, le créateur de la solution, tenait à ce que le Centre Antoine Lacassagne fasse partie des établissements retenus.

Dans un contexte sanitaire qui nécessite de repenser l’expérience patient, un partenariat d’une année a été conclu avec la société Hospitalink qui propose l’appel malade intelligent et digitalisé.

L’histoire de son fondateur

En 2015, Florent est hospitalisé pour une leucémie en Unité de Soins Continus en Hématologie au Centre : « J’avais énormément de besoins au cours de mon séjour, qu’il s’agisse d’une demande de verre d’eau ou de douleurs intenses, mon seul moyen de communiquer était la sonnette d’appel malade. Suite à l’envoi de ce « bip », je n’avais pas de suivi sur ce qu’il se passait, ce qui a été source de stress et d’anxiété. »

Coté soignants, « l’appel malade » leur mène la vie dure, en effet 67% de la fatigue des soignants est liée aux déplacements en réponse aux sollicitations des patients du service, impactant directement sur leur qualité de vie au travail.

C’est suite à sa propre expérience que Florent a alors imaginé un outil numérique permettant d’améliorer la prise en charge des patients tout en optimisant la qualité de vie au travail des soignants.

En pratique

Hospitalink est une application mobile que le patient télécharge dès son arrivée grâce au QR code affiché dans sa chambre en USCH. Grâce à l’investissement de Samiha Ghanem et de son équipe, l’outil a été paramétré avec l’ensemble des besoins des malades suivis dans l’Unité. Le patient clique sur des pictogrammes paramétrés (j’ai faim, j’ai mal…) et exprime clairement ses besoins. Le soignant peut alors distinguer une simple demande de verre d’eau d’une urgence médicale. Une fois l’alerte envoyée, le patient est informé de la prise en compte de sa demande par un soignant ce qui permet de le rassurer.

De l’autre coté Hospitalink aide les soignants à optimiser la gestion de leurs déplacements au sein du service, en leur indiquant précisément le besoin du patient à distance. Hospitalink fait économiser en moyenne 50% des allers-retours aux soignants.

Des points réguliers seront réalisés entre la société Hospitalink et les équipes du Centre pour définir si nous poursuivrons le déploiement de la solution sur d’autres unités de soins.

Magali Matranga
Assistante de Direction en charge des projets numériques

Les propositions d’UNICANCER pour la présidentielle

Votre contribution à cette plateforme est précieuse pour faire avancer la lutte contre le cancer.

La crise sanitaire a démontré l’impérieuse nécessité de disposer d’un système de santé agile et d’un environnement favorable à la recherche et à l’innovation.

Par son engagement, et à travers ses contributions (Ségur de la santé, Stratégie décennale, CSIS 2021), le réseau Unicancer contribue depuis sa création à la définition des politiques publiques de santé, en matière de soins, de recherche et d’innovation.

La phase des élections présidentielles est une étape charnière pour construire collectivement un corpus de propositions concrètes visant à lutter contre le cancer. Pour ce faire, nous soumettons aujourd’hui au débat nos contributions et souhaitons les enrichir par des idées nouvelles, issues de votre participation. Unicancer lance ainsi sa propre plateforme de consultation : une démarche participative et ouverte à tous les citoyens.

«En lançant notre plateforme de consultation, nous souhaitons confronter et recueillir les propositions de nos concitoyens, afin de porter, lors des élections présidentielles, des objectifs communs permettant de construire le futur de la lutte contre le cancer».
Jean-Yves Blay, Président d’Unicancer

Nous soumettons aujourd’hui au débat nos contributions et souhaitons les enrichir par des idées nouvelles, à travers une plateforme de consultation en ligne.

C’EST LE MOMENT DE PRENDRE LA PAROLE !

Retrouvez les propositions d’Unicancer, quatre grandes priorités s’imposent d’ores-et-déjà et donnez votre avis

1 – Une prise en charge globale et coordonnée sur l’ensemble des territoires
2 – La cancérologie, un modèle agile d’interactivité et de décisions partagées
3 – Soutenir les CLCC, modèles efficients d’intégration entre soins et recherche
4 – La recherche et l’innovation au service des patients

Votre participation à cette consultation citoyenne sera essentielle. Donnez votre avis, faites-nous part de vos propositions, de vos suggestions et aidez-nous à construire la cancérologie de demain.

Une première en France : un patient atteint d’une tumeur cervicale rare a été traité par protonthérapie grâce à une technologie innovante de scanner 3D intégré

Innovation

Une première en France : un patient de 35 ans atteint d’une tumeur cervicale rare a été traité au Centre Antoine Lacassagne par protonthérapie grâce à une technologie innovante de scanner 3D intégré permettant de traiter de nouvelles indications 



Un patient de 35 ans a été traité en protonthérapie haute énergie pour une tumeur cervicale rare à l’Institut Méditerranéen de Protonthérapie du Centre Antoine Lacassagne grâce à son nouveau scanner 3D intégré à l’accélérateur. Cette technologie très innovante et unique en France permet de traiter de nouvelles indications en protonthérapie, technique très précise de radiothérapie par protons, pour traiter des tumeurs de l’enfant et de l’adulte. Elle a pu être financée grâce au soutien du Département des Alpes-Maritimes, de la Coplay May Fondation, et de donateurs privés.

Le Centre Antoine Lacassagne est un des trois seuls établissements en France à être doté d’un accélérateur de protonthérapie haute énergie (Proteus® One) et à pouvoir traiter par radiothérapie par protons. Les protons permettent une irradiation très précise qui s’arrête une fois la tumeur atteinte. Cette technique permet donc de mieux cibler les tumeurs tout en protégeant les organes à risque à proximité.

La précision de cette irradiation impose que le patient soit installé strictement dans la même position à chaque séance. Cela permet de s’assurer que la dose prescrite sera bien délivrée à l’endroit prévu. Ce repositionnement est généralement réalisé grâce à une imagerie 2D (équivalente à des radiographies classiques). Mais cette technique n’est pas adaptée pour visualiser les zones de tissus mous et ne permet donc pas d’assurer le traitement de certaines indications.

Grâce au soutien du Département des Alpes-Martimes, de la Coplay May Foundation, de la Fondation Flavien et de donateurs privés, le Centre Antoine Lacassagne a été le premier établissement en France à pouvoir traiter par protonthérapie un patient atteint d’une tumeur cervicale rare proche de la clavicule grâce au système Cone Beam CT (CBCT) : un mini-scanner 3D intégré à l’accélérateur Proteus®One (tous deux développés par la société IBA) remplaçant l’ancien système de radiographies classiques. « Cette technologie très innovante permet d’avoir une bien meilleure qualité d’image, de repositionner précisément chaque jour ce patient avant la délivrance de son traitement et de lui épargner une irradiation, même minime, d’une partie du poumon et de la thyroïde, organes à proximité de la lésion. » souligne Marie VIDAL, Physicienne Médicale en charge du projet au Centre Antoine Lacassagne.

« Le CBCT élargit les indications de traitement par protonthérapie », explique le Dr Jérôme DOYEN, Radiothérapeute, Responsable de l’Institut Méditerranéen de Protonthérapie. « Cette technologie rend possible l’irradiation de tumeurs ORL par protonthérapie en permettant de mieux protéger l’œsophage, les muscles de la déglutition, l’os et les glandes produisant la salive. Elle permettra également le traitement de tumeurs mobiles, thoraciques, abdominales et pelviennes, grâce à la possibilité de vérifier beaucoup plus précisément la position des organes les uns par rapport aux autres. Elle pourra s’appliquer à beaucoup de tumeurs pédiatriques (medulloblastomes, néphroblastomes et neuroblastomes de l’enfant) mais aussi à certaines tumeurs chez l’adulte jeune. »

Premier traitement régional de la Tachycardie ventriculaire par CyberKnife

Innovation

Pour la première fois dans la région, un patient a été traité pour tachycardie ventriculaire, une arythmie grave de ventricule gauche du cœur, par radiothérapie stéréotaxique d’ablation (RSA) (CyberKnife®) au Centre Antoine Lacassagne.


Cette technique est une technique émergente dans la prise en charge des tachycardies ventriculaires réfractaires aux traitements médicamenteux et à l’ablation par cathéter.
Le patient n’a pas présenté de récidive de TV spontanée durant le suivi de 7 jours après traitement. Un protocole de déclenchement de TV a été effectué avant sa sortie d’hospitalisation, ne déclenchant aucune arythmie, confirmant le succès immédiat de l’intervention.

Dr Pierre-Yves BONDIAU, Radiothérapeute, Centre Antoine Lacassagne
Dr Fabien SQUARA, Cardiologue, Hôpital Pasteur 2

[Informations patients et accompagnants] – Mise à jour des mesures COVID-19 à compter du lundi 9 août 2021



À partir du 9 août 2021, l’accès au Centre Antoine Lacassagne est soumis à la présentation d’un « pass sanitaire » valide 

A la suite de l’entrée en vigueur de la loi de gestion de sortie de crise sanitaire, les patients, accompagnants et visiteurs autorisés devront présenter un pass sanitaire valide pour venir au Centre. 

Pour être valide, le pass sanitaire doit comprendre une de ces trois preuves :
Un schéma vaccinal complet, c’est-à-dire :
• 7 jours après la 2e injection pour les vaccins à double injection (Pfizer, Moderna, AstraZeneca).
• 4 semaines après l’injection pour les vaccins avec une seule injection (Johnson & Johnson)
• 7 jours après l’injection pour les vaccins chez les personnes ayant eu un antécédent de Covid (1 seule injection).
Ou la preuve d’un test négatif de moins de 24 heures
Ou le résultat d’un test RT-PCR positif attestant du rétablissement de la Covid-19, datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois

Cette preuve est à présenter à l’entrée du Centre soit sur l’application #TousAntiCovid, à l’aide du QR Code, soit sur papier.

Si en tant que patient, vous ne pouvez présenter un « pass sanitaire » valide pour votre rendez-vous, prenez contact en amont avec l’assistante médicale de votre médecin référent ou au 04 92 03 11 00.

Dans tous les cas, la continuité des soins sera maintenue.

Visite des patients hospitalisés uniquement de 14h à 19h, une seule personne par jour

Pour les patients hospitalisés en service médecine du bâtiment B, les visites se font uniquement sur rendez-vous au moins 24h à l’avance.

Contact pour prise de RDV :
• Avec un patient hospitalisé au B3 : 04.92.03.13.95
• Avec un patient hospitalisé au B4 : 04.92.03.13.24
• Avec un patient hospitalisé au B5 : 04.92.03.14.95

Pour se protéger et protéger les autres

Respect des gestes barrières à l’intérieur de l’établissement : 
• Le port du masque obligatoire et distanciation physique dans l’ensemble de l’établissement (même dans les chambres lors des visites)
• Hygiène des mains par friction hydro alcoolique• Les visites sont interdites pour les personnes sans « pass sanitaire » valide

Septembre Turquoise Focus sur le cancer de l’endomètre

Avec plus de 8 000 cas par an en France, le cancer de l’endomètre (ou de l’utérus) est le cancer gynécologique le plus fréquent et la 4ème cause de cancer chez la femme.

Il est diagnostiqué dans 75% des cas à un stade précoce car souvent responsable de saignements anormaux, ce qui alerte rapidement. La chirurgie est généralement la première étape du traitement. Elle consiste en l’ablation de l’utérus, des ovaires et des trompes, associée quasi systématiquement à la technique du ganglion sentinelle ceci par coelioscopie dans la majorité des cas.

Les nouvelles classifications moléculaires recommandés récemment permettent ensuite une évaluation très fine des risques, et de proposer ainsi des traitements de plus en plus personnalisés améliorant les chances de guérison.

Des saignements anormaux ? Faites-vous dépister !

Le Centre Antoine Lacassagne propose des consultations d’hystéroscopie diagnostique pour une biopsie et un diagnostic rapide. Le Centre possède également l’expertise médicale pluridisciplinaire et des moyens techniques modernes indispensables à une prise en charge optimale respectant les dernières recommandations internationales.

Pour en savoir plus

Suspicion de cancer du sein : le Centre Antoine Lacassagne propose le diagnostic et le bilan en une matinée (SENODAY*)


Nice, 2 juillet 2021Leader sur son territoire de santé dans la prise en charge des cancers du sein et gynécologiques, Le Centre de Lutte Contre le Cancer de Nice met en place – conformément à certaines orientations déclinées dans son projet d’établissement 2020-2024 – un parcours accéléré dédié au diagnostic rapide et à une prise en charge dans les meilleurs délais des cancers du sein, le « Senoday* ».

Dès 2012, le Centre Antoine Lacassagne a créé une unité de lieu architecturale unique dans le département, regroupant un plateau technique moderne et tous les professionnels spécialisés dans la prise en charge du cancer du sein. En 2017 la Clinique du sein est devenue l’Institut Universitaire du Sein et de Cancérologie Gynécologique.

A QUI S’ADRESSE CE NOUVEAU PARCOURS ?

Ce parcours s’adresse à toute patiente souhaitant consulter pour une forte suspicion de cancer du sein : une masse découverte à la palpation, un écoulement mamelonnaire unilatéral ou une adénomégalie axillaire.

Il s’adresse également aux patientes ayant une anomalie radiologique diagnostiquée sur une mammographie ou une échographie (ACR4, ACR5) mais n’ayant pas encore eu de biopsie.

COMMENT SE DEROULE LA MATINEE ?

La journée débute par une consultation avec un chirurgien sénologue qui recueille les informations cliniques.

La patiente est ensuite adressée au radiologue qui réalise une évaluation complète (mammographie, échographie, relecture des imageries extérieures) et une biopsie ou une cytologie si cela est indiqué. Ce prélèvement est acheminé dans l’heure au laboratoire d’anatomopathologie pour une première analyse, quand cela est possible.

La patiente revoit le chirurgien en fin de matinée pour l’annonce des résultats et une première approche thérapeutique. S’il n’y a pas eu de biopsie, ou bien si l’analyse rapide n’a pas été possible, la patiente est tout de même revue par le chirurgien après la consultation d’imagerie.

Un rendez-vous est fixé dans les 7 jours qui suivent, après avoir reçu les résultats définitifs de la biopsie. La décision finale de traitement sera alors définie avec les propositions formulées par la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).

COMMENT PRENDRE RENDEZ-VOUS ?
Pour toute demande de rendez-vous, contacter le numéro unique :
« ALLO SEIN » 04 92 03 11 11

Le Centre Antoine Lacassagne, premier établissement en PACA, à se doter d’une solution digitale innovante de sécurisation et traçabilité de l’administration des chimiothérapies 


Nice, 4 juin 2021Le Centre de Lutte Contre le Cancer de Nice se positionne en pionnier en équipant son service d’Hôpital de Jour d’une solution digitale d’aide à la sécurisation et traçabilité de l’administration des chimiothérapies avec terminal mobile et pompes wifi. Le Centre Antoine Lacassagne devient ainsi le 1er établissement en PACA et le 3e établissement en France à s’équiper de cette solution.

On estime qu’en France, les erreurs médicamenteuses sont responsables de 10 000 à 30 000 décès par an [1]. L’OMS a lancé en mars 2017 le Défi mondial pour la sécurité des patients, avec un objectif de réduire de 50% les erreurs médicamenteuses dans le monde.

En 2019, le Centre Antoine Lacassagne lance un projet de sécurisation de l’administration des chimiothérapies. Par le choix du système B. Braun, il devient le 3ème établissement en France à adopter cette technologie.

OncoSafety® est la première solution digitale d’Aide à l’Administration des chimiothérapies directement connectée aux pompes en wifi. Son rôle est d’aider les équipes infirmières à respecter la « règle des 5B[2] » de la HAS au chevet du patient en faisant le lien entre la prescription et la pompe qui administre le produit. Le médicament, le bracelet du patient et la pompe sont contrôlés à l’aide d’un terminal mobile afin d’éviter toute erreur, améliorant ainsi la sécurité et la qualité des soins. De plus, la solution permet d’éviter les erreurs humaines de programmation des pompes en envoyant directement la prescription de chimiothérapie sur la pompe ainsi prête à être démarrée.

D’autre part, cette solution accessible uniquement aux professionnels de santé, répond aux exigences de sécurité du Centre Antoine Lacassagne en matière de protection des données de santé et de cybersécurité. En effet, le Centre Antoine Lacassagne a mis en place une politique de sécurité stricte autour de son système d’information afin de se protéger des cyberattaques récurrentes auprès des établissements de santé et d’assurer la sécurisation des dossiers patients.

Intégré au circuit du médicament, le système OncoSafety® complète les outils existants dans le contrôle et la traçabilité de la prescription, de la préparation, de la délivrance, et de l’administration de chimiothérapie en temps réel. Il permet d’améliorer la sécurisation de la perfusion et du patient.

[1] Rapport sur la surveillance et la promotion du bon usage du médicament en France, Bernard BEGAUD et Dominique COSTAGLIOLA, 2013

[2]  La règle des 5 B est un outil pédagogique qui permet de sécuriser l’administration des médicaments et prévenir au maximum les erreurs. Il s’adresse à tous les acteurs de la prise en charge médicamenteuse : Le Bon médicament, au Bon patient, à la Bonne dose, par la Bonne voie et au Bon moment

Le Centre Antoine Lacassagne recrute

2ème FORUM DE RECRUTEMENT
100% DIGITAL DU CENTRE ANTOINE LACASSAGNE

Et si vous rejoigniez un Centre de Lutte contre le Cancer qui depuis 60 ans place l’humain au cœur de sa mission et allie expertise, engagement et innovation ?

Le Centre Antoine Lacassagne organise son 2ème forum de recrutement 100% numérique du 30 novembre au 10 décembre 2021

TEMPS FORTS

JUSQU’AU 10 DECEMBRE 2021

Inscrivez-vous et déposez votre candidature sur le site du Centre Antoine Lacassagne :
souhait de poste, CV + lettre de motivation

DU 13 AU 17 DECEMBRE 2021 DE 8H30 À 17H DU LUNDI AU VENDREDI

Analyse des dossiers et entretiens de recrutement par visio conférence avec nos professionnels.

Le Centre Antoine Lacassagne à 60 ans

A l’occasion de la Journée Mondiale Contre le Cancer, le Centre Antoine Lacassagne lance l’année du soixantenaire du Centre de Lutte Contre le Cancer de Nice et les 30 ans du premier traitement par protons en France

Depuis 60 ans, le Centre Antoine Lacassagne est au service de la population pour lutter contre le cancer. Chaque année, ce sont plus de 6 000 patients que l’établissement prend en charge. Du dépistage au suivi après traitement, les équipes du Centre veillent à offrir une prise en charge à la fois complète et personnalisée, quel que soit le type de cancer en respectant nos valeurs fortes : l’humain avant tout, l’expertise, l’engagement et l’innovation. L’établissement a pour ambition de faire bénéficier à tous les patients quel que soit le milieu social, géographique ou générationnel d’un traitement optimal et des dernières innovations thérapeutiques, tout en limitant les séquelles et en respectant l’intégrité physique : protonthérapie, immunothérapie, chirurgie mini-invasive, thérapies personnalisées…

« C’est l’histoire de… »

«  C’est l’histoire de Benoît, patient
Derrière son sourire se cache sa victoire contre le cancer !
Pris en charge par les équipes de soins de notre Centre, il a pu bénéficier d’une thérapie innovante augmentant ses chances de guérison »

« C’est l’histoire de Marie, aide-soignante
Derrière son sourire se cache l’intime conviction que chaque patient est unique et que l’écoute est essentielle. Sa vocation a toujours été de prendre soin des patients en cancérologie.

« C’est  l’histoire de Madeleine, donatrice
Derrière son sourire se cache la satisfaction de  participer à la lutte contre le cancer. Son don a permis de participer à la recherche sur un traitement innovant pour le traitement de certaines tumeurs rares. »

Depuis 60 ans, le Centre Antoine Lacassagne contribue à raconter l’histoire de la lutte contre le cancer.

Le Centre de Lutte Contre le Cancer de Nice, le 17ème créé en France, a été agréé par l’Arrêté Ministériel du 18 octobre 1954, conformément à l’ordonnance n° 452221 du 1er octobre 1945.

Le Dr Vincent Paschetta, radiothérapeute et président de la section des Alpes-Maritimes de la Lutte Contre le Cancer, accompagné du Dr Pierre-Paul Prat, chirurgien des hôpitaux, sont chargés de la réalisation de ce nouveau Centre par la direction de l’Hygiène sociale du Ministère de la Santé. Le Dr Paschetta est nommé  Directeur dès le 4 février 1955. Pascal Occelli, surveillant chef des services généraux du Centre Hospitalier de Nice, rejoint le duo fondateur comme secrétaire administratif en novembre 1958 lorsque les fondations commencent sur un terrain retenu au sein même de l’hôpital Pasteur. Les travaux de construction se poursuivent jusqu’à la fin 1960 et le Centre de Diagnostic et de Traitement ouvre ses portes le 1er janvier 1961.

60 ans après, l’accès aux techniques de pointe et aux traitements médicaux les plus innovants permet aux patients du Centre Antoine Lacassagne de bénéficier de la meilleure offre de soins possible.

En 2021, l’établissement est classé parmi les 100 meilleurs hôpitaux en cancérologie au monde par un panel de 40.000 médecins et professionnels de santé (classement Newsweek 2021). Disposant de toutes les techniques de traitement en radiothérapie, il possède l’un des plateaux techniques plus complets d’Europe. Centre de recours expert en chirurgie oncologique cervico-faciale complexe, le Centre Antoine Lacassagne est également leader sur son territoire de santé dans la prise en charge des cancers du sein et gynécologiques.

« Depuis la création du Centre Antoine Lacassagne, explique le Pr Emmanuel BARRANGER, Directeur Général, plusieurs Directeurs Généraux se sont succédés et chacun a laissé une empreinte et fait grandir le Centre. Le Pr Claude Lalanne, Directeur Général de 1970 à 1985 a initié le projet de protonthérapie. C’est sous sa direction que le Bâtiment B a été ouvert en 1980. Au printemps 1989, sous la Direction du Pr Demard, Directeur Général de 1985 à 1996, est installé l’accélérateur de particules Cyclotron Medicyc. Le 17 juin 1991, il y a bientôt 30 ans, eut lieu le premier traitement par protons en France pour un mélanome de la choroïde. Une belle aventure commençait au début de cette décennie qualifiée de décennie de toutes les transitions. Le Pr Demard eut pour tâche de conduire l’étude demandée par le ministère pour se prononcer définitivement sur l’installation d’un nouveau cyclotron. Cette aventure menée avec Pierre Mandrillon est magnifiquement racontée dans leur ouvrage. Le Pr Bruneton, Directeur Général de 1996 à 2001 a apporté de la sérénité au Centre après une période difficile.
Il a ensuite laissé sa place au Pr Gérard, Directeur Général de 2001 à 2009 qui a lancé le projet de l’IUFC et inauguré l’extension du Bâtiment B. Le Pr Santini, Directeur Général de 2009 à 2014 a quant à lui inauguré l’IUFC en 2011, il y a 11 ans. Le Pr Guigay a durant son mandat inauguré l’Institut Méditerranéen de Protonthérapie (IMPT) sur le site Ouest en septembre 2016, date de début des traitements en protonthérapie haute énergie.
Vous observerez à quel point le développement du Centre est étroitement lié à celui de la protonthérapie et que ces grands projets ont survécu aux changements de Direction.
Comme le disait Jean Jaurès : « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ». »

Les 60 ans du Centre Antoine Lacassagne en quelques chiffres           

  1961 2011 2021
Nombre de lits 96 164 197
Nombre de praticiens 10 94 108
Ressources humaines 84 712 843
Nombre de consultations 1 998 38 000 65 982
Budget 2 234 550 francs
(340 654 €)
72 millions d’euros 122,1 millions d’euros

Chiffres 2020

Quelques dates clés
 
1961 : Ouverture du Centre de Diagnostic et de Traitement
(Construction du bâtiment A)  

1971 : Le Centre de Diagnostic et de Traitement prend le nom de Centre Antoine Lacassagne en hommage au célèbre médecin chercheur en cancérologie.  

1980 : Ouverture du bâtiment B  

1991 : Inauguration du Cyclotron Medicyc (Bâtiment C à l’ouest de la ville)
Avec cet accélérateur de protonthérapie de basse énergie, le Centre Antoine Lacassagne réalise en France le premier traitement de radiothérapie par protons. Depuis cette date, 6500 patients ont été traités pour des tumeurs oculaires à Nice, soit près de 5% des patients mondiaux.

2011 : Création de l’Institut Universitaire de la Face et du Cou (IUFC) Ce Groupement de Coopération Sanitaire entre le CHU de Nice et le Centre Antoine Lacassagne accueille tous les patients relevant de pathologies ORL cancéreuses ou non. C’est une structure unique en France.  

2014 : Acquisition de La Consolata, Maison d’Accueil Hospitalière  

2016 : Inauguration de l’Institut Méditerranéen de Protonthérapie Le Proteus One, premier équipement de protonthérapie haute énergie nouvelle génération à être installé au monde, vient enrichir l’offre de protonthérapie du Centre afin de traiter les cancers de l’enfant et certaines tumeurs complexes de l’adulte  

2017 : Création de l’Institut Universitaire du sein et de Cancérologie Gynécologique (IUSCG)
Créée en 2012, la Clinique du Sein devient l’IUSCG, structure regroupant sur une unité de lieu et un plateau technique moderne tous les professionnels spécialisés : chirurgiens, radiologues, radiothérapeutes, oncologues, psychologues, soins de support.

Le Centre Antoine Lacassagne classé parmi les 100 meilleurs hôpitaux en cancérologie dans le monde par le magazine américain Newsweek

Nice, le 2 octobre 2020 – Le Centre Antoine Lacassagne reçoit le label « World’s Best Hospitals in Oncology 2021 » décerné par Newsweek. Il se classe parmi les 100 meilleurs établissements spécialisés en cancérologie au monde et dans le top 10 en France.

Cette édition du classement « World’s Best Specialized Hospitals 2021 » identifie et honore les meilleurs hôpitaux du monde entier qui sont spécialisés en cardiologie, endocrinologie et oncologie.

L’enquête réalisée pour Newsweek a été menée auprès de 40 000 médecins, professionnels de santé et directeurs d’hôpitaux de plus de 20 pays qui ont évalué les hôpitaux dans leurs spécialités respectives. Dans un premier temps il leur a été demandé de citer le(s) établissement(s) qu’ils recommandent dans leur domaine de spécialité) et, dans un second temps, d’attribuer une position de classement à ces hôpitaux (top 5, top 10 …). Les résultats de l’enquête ont ensuite été validés par un collège d’experts médicaux reconnus mondialement.

« Nous sommes très fiers de faire partie du top 100 des meilleurs établissements en cancérologie dans le monde où figurent en tête des Hôpitaux prestigieux (MD Anderson Cancer Center, Memorial Sloan Kettering Cancer Center et Dana Farber Cancer Institute aux Etats-Unis) apportant ainsi une incontestable légitimité  à ce classement ». explique le Pr Emmanuel BARRANGER, Directeur Général du Centre Antoine Lacassagne « Cette reconnaissance internationale de nos pairs témoigne de l’exemplarité de la prise en charge au Centre Antoine Lacassagne des personnes atteintes d’un cancer grâce à l’expertise de nos professionnels, et de notre dynamisme dans le domaine de l’innovation thérapeutique et en recherche. Faire partie du top 10 des établissements français de ce classement est d’autant plus gratifiant que le Centre Antoine Lacassagne a été spontanément cité, recommandé puis classé par des spécialistes de la cancérologie ».   

OncoMOOC 2020

Le Centre Antoine Lacassagne lance la session OncoMOOC 2020, cours en ligne sur les fondamentaux en oncologie destinés à tous les professionnels de santé

 

Promouvoir l’enseignement est une des missions principales des Centres de Lutte contre le Cancer.  Dans un monde en rapide mutation, la formation continue est essentielle pour maintenir ses compétences professionnelles. Voilà pourquoi le Centre Antoine Lacassagne, Centre de Lutte contre le Cancer de Nice, lance un cours en ligne dédié à l’oncologie, gratuit et accessible à tous les professionnels de santé.

La prise en charge du cancer demande des connaissances spécifiques se devant d’être régulièrement réactualisées pour demeurer en accord avec les publications récentes et les dernières recommandations.

Dans cette démarche, les équipes du Centre Antoine Lacassagne s’unissent pour apporter une véritable expertise de leur savoir-faire.

Le 14 septembre prochain les cours de la session 2020 de l’ONCO-MOOC « Les fondamentaux en cancérologie» débuteront. L’oncoMOOC (Massive Open Online Course) est une formation en cancérologie en ligne destinée à tous les professionnels de santé désireux de mettre à jour ou parfaire leurs connaissances en oncologie.

La version 2020 de l’OncoMOOC sera disponible sur la nouvelle plateforme d’enseignement du Centre Antoine Lacassagne ; une plateforme ergonomique conviviale et interactive.

Dix nouveaux cours d’environ 15 minutes ont été intégrés. Ils comprenent des diaporamas interactifs commentés et des séquences filmées. Ils portent sur l’hématologie, les cancers ORL, le cancer du pancréas, de la vessie, de l’ovaire, le traitement de la douleur. Une présentation sur les principes de la recherche médicale et les essais cliniques, indissociables des évolutions thérapeutiques en cancérologie a également été intégrée.

L’ensemble des contenus de la précédente session sera à nouveau disponible.

 Ce MOOC se déroulera sur 9 semaines du 14 septembre au 15 novembre. Chaque module, comprenant 3 ou 4 cours, sera mis en ligne progressivement :

Semaine 1 : Les cancers hématologiques
Semaine 3 : Les cancers urologiques
Semaine 4 : Techniques d’imagerie et de radiothérapie
Semaine 5 : Les cancers ORL et pulmonaires
Semaine 6 : Les cancers digestifs
Semaine 7 : Les cancers sénologiques et cutanés
Semaine 8 : Les traitements systémiques et la recherche
Semaine 9 : Les soins de Support

A la fin de chaque module, des QCM d’autoévaluation seront proposés et un forum de discussion animé par les enseignants permettra aux apprenants de poser des questions spécifiques.

Pour suivre l’enseignement, l’inscription est libre et gratuite mais obligatoire.
https://oncomooc.centreantoinelacassagne.org

Equipe OncoMOOC 2020

Coordinnateurs
Dr Yann DELPECH -Dr Lauris GASTAUD

Enseignants
Pr Frédéric PEYRADE – Dr Delphine BORCHIELLINI – Dr Annick BOSCAGLI– Dr Catherine CIAIS – Dr Dorian CULIE – Dr Yann DELPECH – Dr Eric FRANCOIS – Dr Lauris GASTAUD – Mr Damien CHAUVIERE – Mme Christine LOVERA

REalité Virtuelle pour
l’Enfant en Radiothérapie

REalité Virtuelle pour l’Enfant en Radiothérapie

 

Le Centre Antoine Lacassagne lance deux projets pour évaluer la diminution du stress chez les jeunes patients utilisant un masque de réalité virtuelle avant leur séance de radiothérapie et étendre l’utilisation de ceux-ci dans l’ensemble des établissements pédiatriques nationaux.

Le traitement de certains cancers pédiatriques nécessite une irradiation. Celle-ci peut être réalisée par différentes techniques : classique, tomothérapie, protonthérapie. Dans tous les cas, le positionnement précis sous la machine de traitement est un processus itératif, nécessitant des contrôles. Ces traitements sont générateurs de stress chez l’enfant car il est nécessaire de garder une position fixe pas forcement confortable. Plus le stress augmente plus le positionnement est long ce qui génère à nouveau un stress et contribue à rendre la position de traitement inconfortable. Le traitement par irradiation nécessite des séances longues.

L’hypothèse d’étude est que le casque de réalité virtuelle permettrait de diminuer le stress lié au positionnement. L’utilisation des casques de réalité virtuelle devrait donc s’accompagner d’une diminution sensible du stress des enfants et faciliter le positionnement précis.

Le Centre Antoine Lacassagne a fait une première évaluation en 2018. Les premiers résultats étaient intéressants et ont été présentés au Groupe Français des Radiothérapeutes Pédiatrique (GFRP) qui était intéressé par le développement de cette technique chez l’enfant.

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Formation – ONCO-HEMATOLOGIE : de l’anémie à l’hémopathie maligne et de l’adénopathie au lymphome

Vendredi 28 Février 2020

Améliorer le diagnostic et mettre en place une nouvelle offre de soins, pour des médecins généralistes mieux armés face à ces pathologies.
Les grandes catégories leucémies, lymphomes, myélomes qui sont les plus fréquents des cancers hématologiques confrontent souvent le praticien à des difficultés diagnostiques. Deux enjeux émergent ainsi : un risque de multiplication d’examens complémentaires inutiles et un retard diagnostique pouvant entraîner de graves conséquences pour le patient. Le développement de nouvelles thérapies rend urgent la mise en place d’une nouvelle offre de soins avec des médecins généralistes suffisamment armés et formés face à ces pathologies.

En savoir +

Une caméra TEP de nouvelle génération

Une nouvelle caméra TEP (tomographie par émission de positons) vient d’être installée dans le service de médecine nucléaire du Centre Antoine Lacassagne.

 

La tomographie par émission de positons (TEP) est un examen d’imagerie qui repose sur l’injection dans le sang d’un «radiopharmaceutique», c’est-à-dire une molécule faiblement radioactive par exemple du glucose marqué au Fluor-18 (18FDG). Comme les cellules tumorales consomment plus et de manière différente des cellules saines le glucose, elles «fixent» davantage ce radiopharmaceutique. Une caméra TEP détecte la radioactivité et permet d’obtenir des images précises de la répartition du glucose radioactif dans l’organisme et donc, en particulier, de celles d’éventuels tissus cancéreux.

La nouvelle caméra TEP installée au Centre Antoine Lacassagne représente un véritable saut technologique avec un système de détection de nouvelle génération. Cette caméra est la 5ème de ce type installée en France, et la première dans la région.

Sa sensibilité est augmentée de 60 % par rapport à l’ancienne technologie grâce à sa chaîne de détection dite « numérique ». Ceci permet une meilleure qualité d’images et, en particulier, de repérer avec plus de sécurité les petites lésions. Ce gain en sensibilité est surtout exploité pour réduire le temps d’acquisition des images (ainsi qu’éventuellement la dose de traceur injecté). On peut ainsi réduire de 20% en moyenne les durées des examens ce qui est particulièrement appréciable pour les patients douloureux ou agités. Cela nous permet surtout de réaliser plus d’examens quotidiens, de réduire les délais de rendez-vous et ainsi de mieux répondre aux demandes d’examens en augmentation régulière en attendant d’avoir la possibilité d’installer une deuxième caméra. En effet, les indications ne cessent de progresser, la TEP au 18FDG étant, en particulier, de plus en plus utilisée pour évaluer l’efficacité des traitements et notamment des thérapies ciblées.

Mais ce gain en sensibilité ouvre aussi la voie à de nouveaux types d’examens, comme le gating respiratoire (permettant d’éviter le flou lié à la respiration) ou les acquisitions dynamiques qui pourraient apporter de nouvelles données sur la biologie tumorale du 18FDG et ainsi de nouvelles informations diagnostiques.

Enfin l’installation de cette nouvelle génération de caméra TEP s’inscrit dans le cadre du projet 3IA (Institut Interdisciplinaire d’Intelligence Artificielle) de l’Université Côte d’Azur récemment labélisé dans lequel Dr Olivier HUMBERT est titulaire d’une chaire dédiée à l’imagerie en cancérologie. Grâce à cet appareil, notamment, on dispose d’images de plus en plus riches dont on peut extraire une très grande quantité de données. L’intelligence artificielle devrait aider à mieux exploiter ces informations.

Pr Jacques DARCOURT
Chef du Service Médecine Nucléaire

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Une expérimentation pour les assurées des Alpes-Maritimes

Si votre médecin vous prescrit un véhicule sanitaire ou un taxi et qu’un tiers peut vous accompagner, vous pouvez utiliser à la place votre véhicule particulier.

Si vous êtes assuré à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, vous pouvez déclarer vos frais de transport en ligne sur
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Replay disponible – Table ronde grand public « Vivre au quotidien avec un cancer »

Le replay de la Table ronde « Vivre au quotidien avec un cancer » organisée en partenariat avec la Ligue contre le cancer 06 dans le cadre des 42èmes Journées de la Société Française de Sénologie et de Pathologie Mammaire, est disponible.

À partir de l’histoire de 4 patientes atteintes d’un cancer du sein, des experts médecins, soignants, juristes… ont abordé les thématiques de la vie quotidienne liées à ce tsunami qu’est le cancer : l’image de soi, les relations au sein de la famille, la sexualité, l’isolement, l’annonce de la maladie, les facteurs génétiques, les problématiques professionnelles ; les prêts bancaires, les aides à domicile, la prise en charge de la douleur, l’activité physique…

Intervenants : Dr Caroline Bailleux, Dr Antonin Chemarin, Dr Anne Creisson, Dr Rabia Boulahssass, Dr Faredj Cherik, Dr Anne Fogliarini, Dr Elise Gilbert, Marie-Thérèse Giordano, Cécile Bartolini-Grosjean, Dr Véronique Mari, Frédérique Marin, Andrea Pinto da Silva, Christine Rivat, Dr Joseph Sicurani

L’OGC Nice se mobilise pour Octobre Rose !

Le Gym s’associe à la campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein « Octobre Rose » et  soutient le Centre Antoine Lacassagne, centre régional de lutte contre le cancer.

Lors du week-end du 22 et 23 octobre 2022, c’est l’ensemble du Gym qui se mobilise pour l’opération Octobre Rose et pour soutenir le Centre Antoine Lacassagne. 

Toutes les équipes mobilisées

A l’occasion de ce week-end de football, toutes les équipes du Gym, des plus petits au plus grands, joueront avec un brassard rose, couleur symbole de la lutte contre le cancer du sein.

Sur le terrain le dimanche 23, les équipes séniors fanions, féminine (Nice-Thonon à 15h au Complexe de la Plaine) et masculine (Nice-Nantes à 17h05 à l’Allianz Riviera) s’échaufferont également avec un t-shirt aux couleurs de l’opération. 

Sensibilisation, prévention et récolte de fonds.

A l’occasion de la rencontre OGC Nice – FC Nantes ce dimanche 23 octobre à 17h05, 1€ par billet vendu sera reversé au Centre Antoine Lacassagne pour faire avancer la recherche et le traitement contre le cancer du sein. 

Le Centre Antoine Lacassagne sera également présent avant la rencontre sur le parvis de l’Allianz Riviera dès 14h sur un espace dédié à l’opération :  stand de sensibilisation, ventes de rubans roses et atelier autopalpation. 

Une vente de rubans, une tombola ainsi que de nombreuses activités sont aussi prévues en amont du match de l’équipe féminine, dont le coup d’envoi fictif sera donné par un représentant du Centre Antoine Lacassagne. Une partie des bénéfices de la buvette de ce match sera également reversée au Centre Antoine Lacassagne.

Virginie Rossetti, Directrice Communication et Marque de l’OGC Nice, en charge des activités citoyennes du club : « Dans le cadre d’ Octobre Rose, c’est tout un club qui se mobilise en faveur d’une cause qui touche directement des femmes, et de fait des familles entières. Le rôle de notre club est de soutenir cette campagne de sensibilisation et par la même de témoigner son engagement. Pour toutes celles qui se sont battu, ici au sein de l’OGC Nice et partout ailleurs, pour l’une d’entre elles, salariée historique du club, qui se bat aujourd’hui avec beaucoup de courage, pour toutes ces guerrières, le Gym est fier de fédérer toutes ses équipes pour faire avancer ce combat, aux côtés du Centre Antoine Lacassagne, institution avec qui les liens sont étroits depuis très longtemps…». 

Pr Emmanuel Barranger, Directeur Général du Centre Antoine Lacassagne : « Chaque année, le mois d’octobre nous rappelle que le dépistage du cancer du sein, toujours insuffisant en France (50% contre 62% en moyenne en Europe) et en Région Sud (37%), doit rester la préoccupation de chacun et une priorité institutionnelle. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez la femme même si les progrès thérapeutiques ont permis une nette amélioration du taux de guérison.
Cette amélioration du pronostic est également aussi en partie liée à un diagnostic plus précoce grâce au dépistage : 60% des cancers du sein sont aujourd’hui diagnostiqués à un stade où le cancer est de petite taille. Un cancer du sein découvert à un stade plus avancé implique toujours des traitements plus lourds avec plus de séquelles et d’altération de la qualité de vie.
Nous sommes fiers que l’OGC Nice dont on connait la prestigieuse histoire et les belles valeurs que porte ce Club, s’engage auprès du Centre Antoine Lacassagne à l’occasion d’Octobre Rose pour relayer des messages de sensibilisation au dépistage et s’associe à notre campagne d’appel aux dons pour aider nos professionnels de santé à lutter contre ce cancer et mieux aider les femmes qui souffrent de cette maladie dans les Alpes-Maritimes.
Grâce à leur soutien, nous pourrons renforcer notre mission de Centre référent et de recours toujours à la pointe de l’innovation et toujours au service de nos concitoyens. »

Récentes évolutions sur la reconstruction mammaire après la mastectomie

DOSSIER OCTOBRE ROSE

Récentes évolutions sur la reconstruction mammaire après la mastectomie

En 2021, un travail de l’Institut National du Cancer rapportait un taux de reconstruction mammaire après mastectomie en France d’environ 28%. Après une mastectomie totale la possibilité d’une reconstruction mammaire reste une option proposée à la patiente, libre de son choix.

Si la patiente n’envisage pas de reconstruction mammaire, il lui sera conseillé de porter une prothèse mammaire externe compte-tenu des troubles de la posture pouvant être constatés après la réalisation d’une mastectomie.

L’indication d’une mastectomie est toujours accompagnée d’une information sur les possibilités de reconstruction mammaire associée.
Cette reconstruction pourra être immédiate, débutée dans le même temps opératoire que le geste curatif de mastectomie, ou différée, débutée quelques mois après la fin des traitements.

Le choix dépendra de la séquence thérapeutique envisagée, des caractéristiques initiales de la maladie et des facteurs de risques personnels de trouble de la cicatrisation. L’objectif est que la reconstruction mammaire puisse s’intégrer au mieux dans la séquence thérapeutique mais sans retarder la mise en place d’un traitement post-chirurgie type radiothérapie ou chimiothérapie.

La  reconstruction  mammaire est un projet chirurgical en soit qui nécessitera plusieurs temps opératoires dont le nombre dépendra de la technique envisagée, de la morphologie de la patiente et des thérapeutiques entreprises. L’ensemble des techniques de reconstruction seront discutées avec la patiente.

La reconstruction restera « une reconstruction » même si l’objectif est toujours de tendre au résultat le plus naturel. Le schéma corporel de la patiente restera modifié qu’il y ait ou  non  reconstruction  mammaire. En particulier le ressenti du « nouveau sein » sera différent. Un des objectifs premiers de la reconstruction est de surseoir au port d’une prothèse externe et retrouver une certaine spontanéité dans sa vie sociale ou intime.

La reconstruction mammaire se fera selon deux grandes modalités : soit par prothèse soit par reconstruction autologue, c’est-à-dire sans matériel, en utilisant les propres tissus cutanéo-graisseux plus ou moins musculaires de la patiente.

En cas de prothèse, celle-ci sera placée selon le cas en arrière ou avant  du  muscle  grand  pectoral. Le positionnement de la prothèse devant le muscle pectoral est une évolution relativement récente permettant d’envisager une meilleure récupération fonctionnelle post-opératoire, plus rapide et éliminant les problématiques d’animations de prothèse en ne décollant pas le muscle pectoral.

La reconstruction autologue compte la reconstruction par lambeau du muscle grand dorsal nécessitant le prélèvement d’un lambeau cutanéo-graisseux et musculaire au niveau du dos transféré en avant sur la paroi thoracique pour reconstruire le volume du sein. Le prélèvement musculaire dorsal est de plus en plus réduit devant l’apport du lipomodelage complétant le volume nécessaire. Le lipomodelage correspond au « transfert » de tissus graisseux de la patiente de zones donneuses vers le lambeau du grand dorsal augmentant ainsi son volume. La reconstruction par lipomodelage exclusif, utilisant uniquement le transfert de graisse dans le muscle pectoral  essentiellement,  est  aussi une modalité de reconstruction autologue restant très séduisante par l’absence de « matériel », une moindre rançon cicatricielle et l’absence de prélèvement musculaire. Cependant, cette technique ne pourra être réalisée pour toutes les morphologies. Enfin la reconstruction autologue peut également se faire par des lambeaux dits libres faisant appel aux techniques de microchirurgie.

De façon globale, les techniques continuent d’évoluer pour tendre vers le plus de naturel en désescaladant la gêne fonctionnelle.

Dr Maud DUQUESNE
Chirurgien Sénologue

Innovations thérapeutiques dans le cancer du sein

DOSSIER OCTOBRE ROSE

L’année qui vient de s’écouler s’est avérée extrêmement riche en termes d’innovations thérapeutiques dans le domaine du cancer du sein. Outre le retour des praticiens en présentiel sur les grands congrès internationaux après la période COVID, deux axes majeurs se dégagent parmi les dizaines de communications présentées lors ces réunions scientifiques.

Le premier concerne l’apport des signatures génomiques pour choisir le type de traitement médical à appliquer après la chirurgie.

Les cancérologues en charge de cancer  du  sein  se  heurtent  depuis des années au dilemme du sous-traitement et du sur-traitement concernant la chimiothérapie adjuvante (réalisée après la chirurgie). Le sous-traitement par crainte de la rechute métastatique et le sur-traitement par crainte d’une toxicité morbide. Les analyses moléculaires, autrement appelées « signatures génomiques » sont apparues comme le moyen de combiner plusieurs variables qui permettent de mieux analyser le risque de rechute. Les signatures distinguent les patientes en deux groupes : un groupe dit de bon pronostic qui ne nécessite pas de chimiothérapie adjuvante et auxquelles on propose le plus souvent une hormonothérapie, et un groupe dit « à haut risque de rechute » pour lequel  il est préférable d’envisager une chimiothérapie. Jusqu’à présent les signatures génomiques avaient montré un intérêt dans les tumeurs du sein sans envahissement ganglionnaire. Plus récemment la signature OncotypeDX a montré qu’elle  pouvait isoler un groupe de patientes à bon pronostic parmi celles qui avaient 1 à 3 ganglions envahis et qui étaient ménopausées. Ces patientes qui, jusqu’à présent, recevaient une chimiothérapie adjuvante peuvent maintenant béné-ficier d’une signature génomique et éviter ce traitement lorsque le risqué métastatique est inférieur à 10 % à 10 ans. Ceci constitue une avancée thérapeutique majeure dans la prise en charge de ces patientes afin d’éviter des chimiothérapies inutiles et toxiques.

Le deuxième axe d’innovation thérapeutique repose sur ce qu’on appelle les anticorps conjugués.

Un anticorps conjugué est la combinaison d’un anticorps, dirigé contre une cible thérapeutique présente sur la cellule tumorale, sur lequel on a accroché une molécule de chimiothérapie. L’anticorps va ainsi servir de moyen de transport pour amener cette molécule de chimiothérapie cytotoxique directement au niveau de la cellule tumorale. On évite ainsi beaucoup de désagréments liés à la diffusion de la chimiothérapie au niveau de l’organisme tout entier. L’anticorps conjugué appelé trastuzumab-déruxtécan a montré une efficacité très significative dans le cancer du sein métastatique, non seulement HER2 surexprimé, mais également dans les tumeurs qu’on appelle « HER2 low » c’est-à-dire exprimant peu le récepteur HER2. Cet essai thérapeutique a fait l’objet d’une présentation en plénière au Congrès de l’ASCO (American Society for Clinical Oncology), saluée par une « standing ovation ».

Quand on sait que cette population représente près de 45 % des femmes atteintes de cancer du sein on comprend l’importance de ces résultats.

Les cancérologues et les associations de patientes attendent maintenant avec impatience la mise à disposition de ce médicament dans cette indication.

Un autre anticorps conjugué le sacituzumab-govitécan a montré également son efficacité dans le cancer du sein métastatique dit « triple négatif ». Ce type de tumeur particulièrement agressif ne bénéficiait, jusqu’à maintenant, que de la possibilité d’une approche par chimiothérapie seule. Dans le cancer du sein triple négatif, il faut également saluer l’apport de l’immunothérapie (pembrolizumab) qui, en association avec la chimiothérapie, a permis d’obtenir de bien meilleurs résultats en situation dite néoadjuvante c’est-à-dire avant la prise en charge chirurgicale de la tumeur.

Beaucoup d’autres innovations thérapeutiques pourraient être listées, en particulier dans le domaine de l’hormonothérapie et des thérapies ciblées, mais il est évident que le domaine des anticorps conjugués ouvre des perspectives immenses et des espoirs thérapeutiques majeurs dans la prise en charge du cancer du sein mais également pour l’ensemble des tumeurs cancéreuses.

Pr Jean-Marc FERRERO
Chef du Département d’Oncologie Médicale

Nouveautés dans l’imagerie du dépistage du cancer du sein

DOSSIER OCTOBRE ROSE

Le dépistage du cancer du sein concerne en France les femmes de 50 à 74 ans.
Point sur les techniques et les recommandations.

IRM MAMMAIRE ET DEPISTAGE

Le dépistage du cancer du sein s’effectue par mammographie couplée à une échographie en cas de densité glandulaire mammaire élevée à très élevée. Cependant, il a été prouvé qu’en cas de densité mammaire élevée, la sensibilité du bilan d’imagerie à détecter une anomalie est moindre et le risque est intrinsèquement plus élevé de développer un cancer du sein.

Le 8 Mars 2022, Journée Internationale des Droits des Femmes, l’EUSOBI (European Society of Breast Imaging), a publié de nouvelles recommandations concernant le dépistage des femmes aux seins très denses en y incluant l’IRM mammaire.

Ils préconisent ainsi d’effectuer pour les femmes âgées entre 50 et 70 ans aux seins très denses, soit environ 8% de la population dépistée, une IRM mammaire avec injection de produit de contraste gadoliné au moins tous les 4 ans ou idéalement tous les 2 à 3 ans, possiblement découplée de la mammographie voire en remplacement de celle-ci.

Ces recommandations actualisées se basent notamment sur un essai multicentrique randomisé intitulé DENSE (Dense Tissue and Early Breast Neoplasm Screening), qui a évalué l’efficacité du dépistage par mammographie et IRM par rapport à la mammographie seule chez des participantes néerlandaises au dé- pistage du cancer du sein âgées de 50 à 75 ans, avec des seins extrêmement denses. L’IRM mammaire avait détecté 16.5 cancers supplémentaires sur 1000 dépistages et pourrait sauver 8,6 vies supplémentaires  pour 1000 femmes invitées au dépistage.

Ces nouvelles pratiquent s’intègrent dans une démarche active de personnalisation du dépistage du cancer du sein avec réalisation d’un bilan « sur-mesure » adapté à chaque femme en fonction de ses antécédents familiaux, de sa densité mammaire, … Aussi, ces recommandations impliquent une information adéquate de chaque patiente au moment du dépistage sur leur risque majoré de cancer du sein en cas de densité mammaire très élevée et sur les performances des différentes techniques d’imagerie pour qu’elles puissent choisir de façon éclairée leur modalité de suivi.

MISE AU POINT SUR L’ANGIOMMAMOGRAPHIE

Technique

L’angiomammographie (AM) est une technique d’imagerie dont le principe repose sur la combinaison d’une mammographie numérique associée à une injection d’iode, afin de mettre en évidence une prise de contraste liée à lhypervascularistion tumoral de façon identique à l’IRM.

La technique par angiomammographie a été validé en 2011 (FDA).
Le type de produit de contraste, sa concentration et sa quantité sont équivalents à ceux utilisés pour la réalisation d’un scanner classique.

L’angiomammographie double énergie (technique la plus répandue) est une technique qui repose sur l’atténuation des rayons X à travers les différents composants du parenchyme mammaire, en particulier la molécule d’iode et les tissus mous.
Pour chaque incidence et chaque compression, deux clichés en basse et haute énergie sont réalisés 2’ à 2‘30 après injection de produit de contraste iodé :
• Le cliché « basse énergie » est similaire à une mammographie standard et permet une analyse morphologique de la glande mammaire.
• Le cliché « haute énergie » permet d’étudier la prise de contraste.

Le délai entre les acquisitions basse et haute énergie est d’environ 30 secondes et correspond donc au temps pendant lequel la patiente est laissée sous compression. Les deux images sont ensuite combinées pour donner une image soustraite où seules les prises de contraste sont visibles.

Une image suspecte prend le contraste intensément avec des contours irréguliers alors qu’une image bénigne est peu ou non re- haussée, avec des contours réguliers.

Avantages et inconvénients

L’angiomammographie double énergie est un examen rapide (<10 minutes), bien toléré par les patientes, ce qui permet de limiter le risque d’artéfact cinétique.
Cet examen peut être réalisé à n’importe quelle période du cycle contrairement à l’IRM.
Il s’agit d’un examen rapide qui peut être effectué immédiatement après le couple mammo-échographie.
La correspondance entre les anomalies  détectées  sur l’angiomammographie et sur la mammographie standard permet de guider la relecture rétrospective de la mammographie, ce qui n’est pas le cas en IRM mammaire.

Cependant l’AM possède plusieurs inconvénients :
• Elle ne peut être réalisée chez les patientes allergiques au PDC iodés ou présentant une insuffisance rénale.
• C’est un examen irradiant.
• Certaines lésions malignes ne se rehaussent pas.

Il peut exister des problèmes techniques chez les patientes porteuses d’implants mammaires avec défaut de reconstruction des images de soustraction.

Indications de l’angiommamographie dans le dépistage

L’HAS a récemment évalué son utilisation à la place de la mammographie, en cas de seins denses (car la mammographie serait moins performante)  et/ou  pour les femmes à risque intermédiaire (antécédent personnel de cancer du sein, antécédent familial de cancer du sein). L’analyse des données de la littérature a montré que le dépistage des femmes à risque intermédiaire et/ou à densité mammaire élevée n’est à ce jour pas une indication de l’examen d’angiomammographie. Cependant l’AM peut se substituer à l’IRM en cas de contre indications à celui-ci : obésité, présence de matériaux ferromagnétiques, claustrophobie ou allergie au PDC gadolinés.

La Haute Autorité de Santé considère que la dose de rayonnements de l’AM est acceptable et que le risque de réactions indésirables graves aux produits de contraste iodés est rare et peut être prévenu et géré par les procédures standardisées utilisées habituellement. Dans un avenir proche, des biopsies guidées par angiomammographie pourront être réalisées.


Dr Laura ELKIND – Dr Manuelle VOLONDAT
Radiologues