Examens spécialisés réalisés au Centre Antoine Lacassagne

Par le Pôle des Laboratoires

Le Pôle des Laboratoires du Centre Antoine Lacassagne, instauré en septembre 2012, est composé de praticiens (médecins, spécialistes, biologistes) et de personnel médico-technique spécialisé. Le Pôle des Laboratoires collabore étroitement avec les différentes Unités de soins et assure un rôle essentiel dans la chaîne du soin. Il comprend le laboratoire d’Oncopharmacologie, l’unité d’Anatomie et de Cytologie Pathologiques et le Dépôt de Prélèvements. Le Pôle des Laboratoires est engagé dans la démarche d’accréditation COFRAC (accréditation analyse KRAS en 2015), qui va s’étendre progressivement à l’ensemble des analyses réalisées sur le pôle.

Examens spécialisés réalisés au Laboratoire d’Oncopharmacologie
Le laboratoire d’Oncopharmacologie a pour objectif d’optimiser la prise en charge médicamenteuse à travers une approche de médecine personnalisée permettant d’orienter le traitement anticancéreux en fonction de caractéristiques individuelles spécifiques de la tumeur du patient (recherche de mutations tumorales…), ou en rapport avec le patient (caractéristiques génétiques intrinsèques au patient). La finalité est d’adapter le traitement à chaque patient de façon à lui administrer le bon traitement à la bonne dose. Dans ce cadre, le laboratoire pratique à la fois une activité hospitalière, et une activité de recherche translationnelle . En 2008, le laboratoire a intégré à la Plate-forme Hospitalière de Génétique Moléculaire des Cancers de la région PACA-Est de l’INCa.

L’activité hospitalière du laboratoire d’Oncopharmacologie est multiple. Les analyses réalisées ainsi que les modalités de prélèvement, conservation et acheminement des échantillons biologiques sont détaillés dans notre “Guide des analyses“. Les bons de demande des analyses correspondantes sont disponibles sur les liens suivants : Altérations moléculaires tumeurs solides, uPA-PAI1 cancer du sein, déficit DPD, déficit UGT1A1, Consentement pharmacogénétique.

Contacts
Gérard Milano, Ph D, Responsable du Laboratoire
Marie-Christine Etienne-Grimaldi, Pharmacien biologiste, Responsable Qualité du Pôle des Laboratoires
Téléphone 04 92 03 15 55 (secrétariat), Fax 04 93 81 71 31

Analyse de caractéristiques tumorales à partir de biopsies tumorales

A partir de prélèvements tumoraux préalablement contrôlés et validés par un pathologiste, le laboratoire d’Oncopharmacologie réalise des analyses permettant de caractériser les tumeurs au plan de leur sensibilité aux traitements ciblés (mutations somatiques KRAS, BRAF, PIK3CA …) ou au plan pronostique (statut MSS/MSI dans les tumeurs colorectales, uPA-PAI1 dans le cancer du sein).

Analyses de caractéristiques constitutionnelles

A partir de prélèvements sanguins, le laboratoire réalise des analyses (phénotypage et génotypage) permettant d’identifier des déficits enzymatiques constitutionnels (héréditaires) pouvant entraîner des toxicités sévères en cas d’administration de molécules dont la pharmacocinétique est contrôlée par ces enzymes. Ces analyses permettent de guider objectivement le choix posologique des fluoropyrimidines (déficit en dihydropyrimidine deshydrogénase, DPD) et de l’irinotécan (déficit en uridine diphosphate glucuronosyltransférase 1A1, UGT1A1). Dans ce cadre, le Laboratoire d’Oncopharmacologie a été agréé en juillet 2001 par le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales de Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour la réalisation d’examens de génétique appliqués à la pharmacogénétique, conformément à l’arrêté N° 2001-gen-02. Deux praticiens du laboratoire sont agréés pour la réalisation de ces analyses pharmacogénétiques.

Analyse de médicaments au niveau sanguin

Le laboratoire réalise également une activité de pharmacocinétique. Elle consiste à mesurer les concentrations sanguines de la molécule d’intérêt dans le but d’adapter individuellement la dose de médicament, de façon à cibler les concentrations efficaces associées au meilleur rapport efficacité/toxicité.

Par le Service de Médecine Nucléaire

Le service de Médecine Nucléaire fait partie de la Fédération Médicale Inter-Hospitalière CHU/CAL de Médecine Nucléaire.Etant un service hospitalo-universitaire, plusieurs de ses praticiens ont des fonctions d’enseignement et de recherche. L’enseignement concerne en particulier celui de la Biophysique pour les étudiants des premières années de médecine. Pour la recherche, le service est adossé à une unité de recherche labélisée par le CEA et l’université (UMR 4320) composée d’une quinzaine de chercheurs, située à la faculté de médecine.

Le service est le seul du département à réaliser les traitements par iode-131 dans les pathologies thyroïdiennes. Il participe aux RCP thyroïdes locales pour la prise en charge des cancers thyroïdiens habituels ainsi qu’aux RCP TUTHYREF nationales (TUmeurs de la THYroïde REFractaires) pour les tumeurs réfractaires à l’iode-131.

Le service dispose de caméras scintigraphiques couplées à des tomodensitomètres de manière à pouvoir réaliser toutes les scintigraphies habituelles en imagerie dite hybride (couplée à une imagerie scanner) chaque fois que c’est utile.

L’équipement de tomographie par émission de positons (TEP) est de dernière génération et permet de réaliser de manière couplée des acquisitions scanner avec injection de produit de contraste.
L’installation TEP du Centre Antoine Lacassagne est la seule du département à être accréditée Centre Européen d’Excellence par l’organisme Européen EARL/EANM.
Cette accréditation valide la qualité de la prise en charge des patients pour l’imagerie TEP en cancérologie et est demandée en particulier par l’European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC) pour la participation aux essais cliniques internationnaux en cancérologie.
L’installation a également la qualification nationale « Memento » qui valide la qualité des examens réalisés en neurologie et qui permet aux patients de bénéficier d’un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer en collaboration avec le Centre Mémoire de Ressources et de Recherche du CHU de Nice dans le cadre du plan Alzheimer.

Par ailleurs, cette installation a aussi pour vocation de développer les nouvelles techniques d’imagerie, en particulier l’utilisation des nouveaux radiopharmaceutiques. Il est possible d’utiliser actuellement la Fluoro-Choline (pour l’évaluation des patients atteints de cancers de la prostate) et de la Fluoro-Dopa (pour l’évaluation de certaines tumeurs neuro-endocrines, pour celle des tumeurs cérébrales et pour le diagnostic des syndromes parkinsoniens).

Le service est le promoteur d’un PHRC (Programme Hospitalier de Recherche Clinique) multicentrique nommé POSEIDON (POSitron Emission Imaging using 18f-fDOpa in Neurooncology).

 

Mise en place d’une RCP Moléculaire

La mise en place d’une RCP moléculaire s’inscrit dans la démarche de médecine dite de précision. Elle constitue un objectif prioritaire du projet médico-scientifique (PMS) du Centre, en harmonie avec le Plan Cancer 3 et les objectifs du PMS d’UNICANCER.

Il existe une demande forte de la communauté patients/médecins pour la mise en place de telles RCP afin de pouvoir envisager la prescription de nouveaux traitements, non accessibles en routine.

Les objectifs de la RCP moléculaire niçoise sont :

  • Cribler les mutations avec les techniques disponibles dans les laboratoires de la plateforme hospitalière de génétique moléculaire des cancers PACA-EST (www.chu-nice.fr/plateformemoleculairecancer/)
    • Traiter les patients chez qui une mutation actionnable aura été mise en évidence :
      – par les molécules disponibles (essais cliniques, hors AMM)
    • – en adressant le patient à une équipe qui disposerait d’une thérapie adéquate en développement.

Pour ce faire, nous collaborons avec 3 départements : recherche translationnelle, laboratoire d’analyse moléculaire, recherche clinique pour une systématisation de la prise en charge des patients inscrits en RCP moléculaire avec analyse exhaustive des mutations ou remaniements géniques quantitatifs ou structuraux pouvant bénéficier d’un ciblage.
Le médecin référent est informé de la conclusion de la RCP et des éventuelles propositions thérapeutiques spécifiques, et/ou participation à un essai de phase précoce en cours, sur le territoire.
A noter que dès lors qu’une analyse de biologie moléculaire est demandée pour un patient, celui-ci en sera informé par son médecin référent et la signature pour confirmation de son consentement éclairé relatif à cette demande d’examen lui sera demandée. Un exemplaire de ce consentement sera conservé par le patient, l’autre exemplaire sera numérisé dans le dossier médical du patient et l’original conservé par l’assistante médicale en charge de la RCP moléculaire dans le dossier adéquat (document à télécharger via le site ; j’ai mis le consentement en pièce jointe)
La RCP moléculaire se tient une fois par mois le mardi à 11h00 à l’Institut Universitaire de la Face et du Cou, Nice.
Si vous souhaitez que le dossier de l’un de vos patients soit discuté dans le cadre de cette RCP, vous pouvez joindre :

Le Dr Esma SAADA par email : esma.saada-bouzid@nice.unicancer.fr
ou le secrétariat de la RCP moléculaire : Mme Olivia Abbyad, olivia.abbyad@nice.unicancer.fr
Il vous sera demandé de compléter la fiche de RCP moléculaire .